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Mon pélerinage philatélique au Vatican Europe, Vatican

Une

Vatican, héritage des martyrs. Cet endroit était jadis une vallée ou culminait le Mons Vaticanum, un lieu assez malsain, souvent inondé où sévissait la malaria. Assaini en partie au premier siècle de notre ère, on y créa des jardins et même un cirque où Néron, le persécuteur des chrétiens aimait à s’exhiber.

01020304-05Cinq accès permettent de pénétrer dans cette enceinte fortifiée qu’est le Vatican (1) : La porte de bronze (entrée du Palais), l’arc des cloches à gauche de la façade de la basilique, la Porte Ste­ Anne et l’entrée des Musées. Mais, à tout seigneur, tout honneur, entrons par la plus grande, celle donnant sur la place dominée par l’immense coupole de la Basilique (2). Cette-place Saint-Pierre où se précipite la foule lors des grands rendez-vous avec le Pape (3) a été construite de 1656 à 1667 par l’architecte Le Bernin. C’est lui qui lui donna cette forme elliptique (240 x 340 m) et l’entoura d’une galerie composée de 280 colonnes et piliers (4 et 5). Cette place que nous foulons aux pieds est l’endroit même où eurent lieu les persécutions de Chrétiens à partir de 64 après J.C. Néron, dans sa folie démoniaque, martyrisait les chrétiens dans sa propriété et, plus précisément, dans le cirque qui s’y trouvait. Se doutait­-il que ses jardins deviendraient le siège de l’Eglise romaine, cet Etat aujourd’hui riche de six cents millions d’âmes ?

06La place et la basilique portent le nom du premier pape : Saint-Pierre. C’est loin d’être un hasard , très récemment, en 1968, on a reconnu officiellement que les reliques de l’apôtre se trouvaient bien en ces lieux dans une grand e fosse creusée vers 75-80. Au-dessus, le majestueux baldaquin du Bernin (6).

07Cette découverte (qui fait suite aux fouilles entreprises de 1939 à 1949) est due au coup de pic hasardeux d’un ouvrier chargé des travaux d’abaissement des sols des chapelles latérales qui permit de mettre à jour une chambre funéraire, puis une longue avenue, une sorte de nécropole bordée de tombes païennes et chrétiennes débouchant sur la fameuse cavité où fut enseveli l’apôtre Pierre (7).

08Les architectes qui ont décidé de l’emplacement de la basilique savaient-ils qu’ils ne pouvaient choisir meilleur endroit pour édifier leur bâtiment ? Sans doute non. Par contre, il a fallu pas moins de cinq pontificats pour voir cette basilique achevée (8). C’est en 1452 que ses fondations furent entreprises.

09101112Initialement, elle devait avoir la forme d’une croix grecque à quatre bras égaux. Michel-Ange (9) en remodifia la coupole. Elle fut terminée en 1590 par d’autres architectes (10 et 11). Ces derniers étirèrent le bâtiment en longueur en forme de croix latine (12). Elle fut achevée deux siècles après avoir été commencée.

14-19Sur la gauche de la basilique se trouve la Sacristie (13) qui donne sur la Place des premiers martyrs romains, construite sur J’emplacement de la basilique primitive (14) édifiée par Constantin. C’est là que se trouvait aussi l’obélisque (15) rapporté par Caligula où selon la tradition, Saint-Pierre aurait été crucifié. Cet obélisque se trouve maintenant au centre de la Place Saint-Pierre A droite de la basilique, voici la Chapelle Sixtine, construite à la fin du XVe siècle (17). Initialement, elle n’était guère qu’une salle de réunions fortifiée pour éviter la pression populaire de la rue, lors des conclaves. Sur la droite de la basilique et presque perpendiculairement, la galerie du Belvédère (18), une sorte de stade dû au pape Jules II, où auraient pu se dérouler des courses de taureaux ou des joutes. Long de 300 m, ce belvédère est coupé en deux par la Bibliothèque Vaticane (19).

20-21La Cour Saint-Damase et le Palais (20) constituent la résidence du Pape. Ces bâtiments du XIV » siècle furent modifiés et aménagés aux goûts des différents papes qui s’y installèrent. Les Gardes Suisses (21) en assurent la surveillance.

22-26Le Pape règne non seulement spirituellement sur un bon demi-milliard de chrétiens, sur ses 44 ha de palais, jardins et églises, mais aussi sur quelques bâtiments extérieurs jouissant de l’exterritorialité. Ce sont la basilique et le palais du Latran (22), là où furent signés, en 1929, les accords du même nom entre l’Italie et le Saint­-Siège, les basiliques de Sainte Marie Majeure (23), de Saint-Paul hors les Murs (24) l’église Saint-Paul – Saint­-Jean (25), les palais de la Daterie, de la Chancellerie, de la Propagation de la foi, etc. N’oublions pas Castel Gandolfo, ce village «papal » situé à 25 km sud de Rome au-dessus du lac Albano. C’est le lieu de repos privilégié du Pape qui dispose d’installations et de commodités diverses, tel cet observatoire (26).

27-30Mais retournons sur les 44 ha du Vatican, composés en majeure partie de superbes jardins (27) inaccessibles au public. Remercions les autorités postales du Saint-Siège d’avoir bien voulu timbrifier quelques sites privilégiés de ce grand parc: la fontaine qui marque son entrée (28), la fontaine de la Galère (29) et celle de la place Sainte-Marthe (30). Et, pour finir, jetons un dernier coup d’œil sur l’Académie des Sciences (31 et 32), un bâtiment situé dans l’enceinte du Vatican, la fontaine de la tour Saint-Jean (33), et quittons cet Eden par la fontaine du Four (34) d’où l’on a perçoit encore la coupole de Saint-Pierre sous laquelle prie sans doute son 265e successeur.

31-34Paru dans Timbroscopie n° 31 – Décembre 1986

Mon pélerinage philatélique au Vatican
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