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Cela fait à présent sept jours que j'ai quitté la
France pour vivre dans un univers naturel exceptionnel. Cela se ressent
et on est résolument différent. On relativise bien des choses
; on est peu de chose devant l'immensité de l'océan. Toutefois,
les moyens modernes de communication sont là pour vous faire rappeler
la civilisation ! Pour assurer cette chronique, nous avons utilisé
internet, tant à Clipperton que sur le Rara Avis. Enfin
je me suis muni d'un téléphone satellitaire pour compléter
les messages que j'adresse par mail. Un grand merci à Chantal et
Sophie pour la mise en page de ce journal, à Carole pour le secrétariat
de rédaction, la chasse aux fautes d'orthographe, son soutien à
cette opération comme celui de Michel, Bernard, Laurent pour les
moyens techniques et la conception du site. Toute l'équipe de Timbres
magazine s'est mobilisée pour cette opération Clipperton
qui a représenté un gros travail et notamment pour préparer
les plis, enregistrer les souscriptions sur informatique et bien d'autres
choses encore. Tous les timbres de cette chronique ont été
scannés par Abdou et Müfit avant mon départ et j'espère
que le rendu vous plaît.
L'aventure continue et ce journal de bord se poursuit. Une tortue géante
nous accompagne, emportant au gré des flots un fou masqué,
le bec au vent, confortablement installé sur sa carapace. Aujourd'hui,
c'est à La Pérouse auquel je pense et à son tour
du monde tragiquement inachevé à Vanikoro en plein Pacifique.
Lorsqu'il quitte Brest le 1er août 1785 à bord de L'Astrolabe,
c'est une incroyable expédition scientifique qui a été
préalablement préparée à la demande du roi
Louis XVI. Font partie du voyage les astronomes Lepaute d'Agelet, Louis
Monge (professeur d'hydrographie), l'abbé Mongès (minéralogiste
et physicien), Lamanon (naturaliste), La Martinière (docteur),
les Prévosts (peintres d'histoire naturelle) et bien d'autres encore...
Louis XVI avait indiqué à La Pérouse : « Sa
majesté regarderait comme un des succès les plus heureux
de l'expédition qu'elle pût être terminée sans
qu'il eût pu coûté la vie à un seul homme ».
Les vux du roi ne seront malheureusement pas exhaussés et
les deux navires de l'expédition sombreront à Vanikoro par
12 mètres de fonds. Parmi les postulants à cette expédition
figurait un certain Napoléon Bonaparte, élève à
l'Ecole militaire mais il ne sera pas retenu. Quel aurait été
le destin de la France s'il avait été retenu ? Il n'y aurait
sûrement pas eu de Napoléon III dont vous pouvez découvrir
la saga qui s'amorce dans Timbres magazine daté février
sous la belle plume de Didier Michaud très en forme ! Ces grandes
expéditions naturalistes françaises nous renvoient - pas
de façon tragique heureusement - à celle de Jean-Louis
Etienne. Heureusement qu'il existe pour nous faire partager son savoir,
sa philosophie et sa vie d'explorateur.
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