EXPÉDITIONS POSTALES > GUYANE > JOURNAL DE BORD
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Le journal de
bord
de Gauthier Toulemonde |
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| Mardi 24 janvier | |||
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Le hasard du calendrier fait que je dois réaliser le même
mois une expédition au pôle Nord et une en Guyane. Je me
suis arrangé pour débuter par le Pôle, préférant
nettement passer du froid au chaud. Sur le "toit du monde",
la température est de l'ordre de 30° alors que pour la
Guyane, elle avoisine +30°. Un écart de 60°, ce qui n'est
pas rien ! Une visite chez le médecin serait une bonne chose car
les précautions à prendre et les médicaments à
emporter diffèrent singulièrement d'une région à
l'autre. |
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| Jeudi 16 février | |||
| A voir uniquement en timbres de préférence
L'anaconda. C'est le plus
grand serpent du monde. Il appartient à la famille des boïdaes
qui comprend les boas et les pythons. Il mesure en moyenne 6 mètres
et peut peser jusqu'à 100 kilos. Ce serpent aquatique a la particularité
d'enserrer sa proie dans ses anneaux puis de la tuer en l'étouffant.
La boa émeraude (Corrallus caninus). Il faut se méfier des animaux qui arborent de jolies couleurs, ils sont souvent dangereux. C'est le cas du boa émeraude qui est agressif et mord assez facilement l'homme. Nocturne et arboricole, il faudra que je fasse attention lorsque j'installerai mon hamac entre deux arbres pour la nuit ! Le boa de Cook. On le dit irascible lorsque l'on tente de le capturer. Drôle d'idée me direz-vous mais cet animal nocturne a parfois le mauvais goût de loger dans les greniers. Le grage grands carreaux
(Lachesis mutus). Le grage petits carreaux
(Bothrops brazili). Le fer de lance (Bothrops atrox). Assez commun en Guyane, il est à coup sûr le plus dangereux. Le fer de lance se nourrit d'oiseaux, de mammifères, de lézards et d'amphibiens. On peut le rencontrer en zone urbaine où il n'hésite pas à attaquer l'homme. Le crotale (ou serpent à sonnettes). Potentiellement mortel avec son venin neurotoxique et hémotoxique, il a toutefois la bonne idée de prévenir quand on le dérange en faisant vibrer sa sonnette. Le corail (Micrurus). On trouve en Guyane plusieurs espèces de ce magnifique serpent qui se distinguent par la forme et la couleur des anneaux. Terrestre mais aussi excellent nageur, il se nourrit principalement de poissons. Il est particulièrement dangereux. Le faux corail (Anilius scytale). Assez fréquent en Guyane, c'est un très beau serpent avec des anneaux rouge-orangés et noirs. Les serpents ne sont pas la thématique la plus prisée car
elle peut rebuter. Elle est pourtant passionnante mais en revanche toutes
les espèces de Guyane ne sont pas faciles à réunir.
Bonne chasse ! |
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| Vendredi 3 mars | |||
| L'engouement pour les timbres personnalisés
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| Vendredi 10 mars | |||
| Donnez votre avis Mon objectif avec cette chronique sur le site de Timbres magazine
est de vous faire vivre cette expédition postale, de sa préparation jusqu'à
son aboutissement. L'idée est aussi que le site vous permette de savoir
ce qu'il advient de vos plis que vous nous avez adressés durant l'expédition.
A la façon des lettres suivies, vous pourrez connaître leurs parcours
au jour le jour à partir à partir du 24 avril prochain. Comme je l'évoquais
la semaine dernière, je pense réaliser un reportage sous forme de DVD,
lequel vous permettrait de mieux visiter le fleuve Maroni, ses difficultés
de navigation mais également entendre les bruits extraordinaires de la
forêt amazonienne. L'idée de réaliser un film me séduit beaucoup mais
j'aimerais bien connaître votre opinion. Est-ce que cela vous plaît ou
au contraire vous laisse totalement indifférent ? De mon point de vue,
la philatélie doit à présent utiliser des moyens complémentaires de communication,
venant se rajouter à la presse écrite, pour mieux se faire connaître et
apprécier. Internet est un de ces moyens nouveaux mis à la disposition
de notre passion pour l'enrichir et la relayer, le DVD en serait un autre. |
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| Vendredi 17 mars | |||
| Jusqu'à 160 coups de langue par minute ! L'un des charmes de la Guyane est de pouvoir rencontrer une faune très
variée. Parmi les espèces peu communes et protégées,
le tamanoir qui fait son apparition sur les timbres de Guyane française
en 1904. Il appartient à la famille des myrmécophagidés
qui comprend trois espèces que sont le grand fourmilier, le tamandua
et le fourmilier nain. Les deux premières espèces se rencontrent
en Guyane. La répartition géographique du tamanoir va du
sud du Mexique jusqu'au Paraguay. Le grand tamanoir a généralement
son habitat en forêt et vit dans des troncs d'arbres creux ou des
terriers réalisés par d'autres animaux. Il est également
possible de le voir en plaine et dans les zones marécageuses, car
le tamanoir est un excellent nageur capable de traverser des fleuves.
Totalement dépourvu de dents, il attrape la nourriture avec sa
langue particulièrement longue et fort bien adaptée pour
capturer des fourmis et des termites. Cet animal a un fort bon appétit
et consomme quotidiennement quelque 35 000 fourmis et peut donner jusqu'à
160 coups de langue à la minute ! Bien que gourmand, le tamanoir
est malin et sait se restreindre. Il ne vide jamais complètement
une fourmilière ou termitière afin d'éviter l'extinction
de sa source d'alimentation. Pour chercher sa nourriture, il s'aide de
son odorat qui est quarante fois plus sensible que celui de l'homme. |
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| Vendredi 24 mars | |||
| Vers un second tirage ? C'est à présent une certitude, le premier tirage de nos
timbres personnalisés de Guyane servira uniquement aux enveloppes
que je vais vous poster. Vous avez été nombreux à
nous écrire pour obtenir les timbres à l'unité. Cela
ne sera possible qu'en réalisant un nouveau tirage que nous envisageons
sérieusement. Ces timbres pourraient être imprimés
en même temps que ceux dédiés à l'expédition
de l'année dernière à Clipperton. J'ai le plaisir
de vous les présenter en exclusivité sur Internet. Ils sont
les premiers timbres personnalisés français de cette île
mythique et un bel hommage à cette terre oubliée de la métropole.
Je pense qu'ils feront notamment plaisir aux amateurs de notre thématique
des " Iles de la France d'Outre-mer ". |
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| Vendredi 31 mars | |||
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Ayez l'oeil ! Comme nous l'avons évoqué dans Timbres magazine, le courrier de
Guyane est rare. Soyez donc attentif et tout particulièrement pour les
timbres oblitérés sur fragments. Avec un peu de chance, vous pouvez mettre
la main sur un timbre de Guyane. Les premières lettres de Guyane datent
du XVIIIe siècle et sont rarissimes car les communications étaient peu
fréquentes. Le courrier transitait via la Martinique ou par les paquebots
anglais. Aucune marque ne permet de savoir que le pli vient de Guyane
à moins d'en lire le contenu. Il faut attendre août 1819 pour que soit
créée une poste à Cayenne. Une marque linéaire " GUYANE FRANCAISE " apparaît
sur le courrier à partir de 1820. Elle est plus rare en rouge qu'en noir.
En 1852 c'est un cachet ovale " POSTE AUX LETTRES/ de CAYENNE/ GUYANE
FRANCAISE " qui entre en piste et ce jusqu'en 1858. Cette marque est apposée
sur les lettres mais n'est pas utilisée comme un cachet oblitérant. Sur
la période 1860-80 est mis en service le " Carré de Guyane ". Son utilisation
coïncide avec l'arrivée des types Aigle. Il se compose de huit
fois huit points ronds (18 mm de côté). Souvent, il manque un point dans
le coin. Un cachet à date de diamètre plus petit que le précédent (23
mm) apparaît un peu plus tard. Il comporte des étoiles au lieu de fleurons.
On le rencontre comme cachet oblitérant sur les émissions au type Cérès,
Sage et Alphée Dubois. L'ouverture le 1er janvier 1888 de seize
bureaux de poste dans la colonie a pour conséquence la mise en service
de petits cachets comparables à ceux de la métropole. Voici la liste de
ces bureaux qui sont rares et difficiles à trouver bien frappés : Approuage,
Iles du Salut, Iracoubo, Kaw, Kourou, Macouria, Mana, Matoury, Montsinéry,
Oyapock, Remire, Les Roches, Roura, Sinnamary, Saint-Laurent-du-Maroni
et Tonnégrande. D'autres bureaux apparaîtront plus tard : Saint-Laurent-du-Maroni,
Mont-Joly, Montagne d'argent, Ouanary et Regina. A rechercher également,
les cachets " Correspondance d'Armées ". On connaît quatre cachets pour
la Guyane : Cayenne (plusieurs types de cachets), Saint-Laurent, Saint-Jean
et Les Roches. Les trois derniers sont particulièrement rares. Partant
pour le pôle Nord le 8 avril prochain, cette chronique ne reprendra que
le 21 avril prochain. Dès le 24 débutera le journal au jour le jour qui
vous permettra de savoir où sont vos plis et de découvrir de nouvelles
facettes de la Guyane. |
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Deux oblitérations d'Oyapock. A noter l'absence de |
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La première marque de Guyane, celles en noir |
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| Vendredi 21 avril | |||
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Dernières informations avant le départ L'Inini, voilà un nom que les philatélistes connaissent
bien. Ce territoire fut créé en 1930 et comprenait la majeure
partie de l'intérieur de la Guyane. Il est à l'origine de
la création de timbres surchargés qui apparaissent en 1932,
la dernière émission datant de 1944. Comme nous l'indiquions
dans le Timbres magazine de février dernier, le courrier
de l'Inini - bien que récent - était peu fréquent
et donc très recherché aujourd'hui par les collectionneurs.
Le plus important bureau de l'Inini était Saint-Elie, venant devant
Port-Inini en terme d'importance. Deux bureaux itinérants ont également
fonctionné pour les secteurs du Centre et de l'Ouest ; inutile
de dire que ces courriers sont de grandes raretés. |
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