EXPÉDITIONS POSTALES > TRANSARCTIQUE > BLOC-NOTES
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Le bloc-notes
de Gauthier Toulemonde |
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| Vendredi 30 novembre | |||||
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| Vendredi 23 novembre | |||||
| 95 plis sauvés des eaux Prenez une surcharge exceptionnelle doublée d'une marque manuscrite
au verso, ajoutez-y un naufrage et vous obtiendrez moins d'une centaine
de plis accidentés rarissimes. |
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| Mercredi 14 novembre | |||||
| Les premiers PA de Suisse Alors que les philatélistes sont enchantés par cette expérience
nouvelle, la poste suisse ne l'est pas du tout. "L'exploitation
postale est réservée à des buts sérieux et
ne doit pas dégénérer en des particularités
futiles ne pouvant servir qu'à provoquer la spéculation".
C'est ainsi que s'exprimait le directeur des Postes suisses à l'automne
1919. Il venait de mettre fin à l'expérience de poste aérienne
débutée six mois plus tôt. La position de la poste
est on ne peut plus claire, il est hors de question que le transport de
plis par les airs soit principalement réalisé pour les philatélistes
! Sur les 25 000 plis acheminés en avion, l'immense majorité
était pour les amateurs de timbres et d'oblitérations. C'est
le 30 avril 1919 que les premières lettres sont transportées
entre Zurich et Lausanne (extension de la ligne vers Genève le
1er septembre, suppression le 31 octobre). Le timbre de poste aérienne
est un timbre surchargé des fameuses "hélices ailées".
Il servait au paiement d'une taxe spéciale (50 c par 250 g) et
accompagnait les timbres de l'affranchissement ordinaire. Il ne reçut
pas d'oblitération spéciale mais figurait sur l'enveloppe
un cachet d'arrivée portant la mention "Schweiz Flugpost ".
Le premier timbre de poste aérienne suisse est donc un 50 c dont
le tirage atteint 500 000 exemplaires. La cote Yvert pour ce timbre est
de 100 € en neuf et sans charnière, 50 € avec charnière
légère et 130 € en oblitéré.
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| Lundi 5 novembre | |||||
| Les premiers plis ont été expédiés Il était difficile de prévoir la date du vol d'essai du
dirigeable car il fallait des conditions météo excellentes
et notamment un vent ne dépassant pas les 5 à 10 km/h pour
le sortir du hangar Boussiron situé sur l'aéroport de Marignane.
Le dimanche 28 octobre, coup de téléphone pour me dire que
je peux arriver le jour même avec les enveloppes (le premier type
de plis sur trois au total). Rien n'est simple ce jour là car je
suis à Lille et Air France est en grève. Par chance un avion
est donné partant et me permet d'arriver dans la soirée
à Marseille. Dîner avec les pilotes d'essais confirmés
et ceux en cours de formation qui me laissent une consigne simple :
"Demain il faut que tu sois levé à 4 h 30, départ
5 h 00 pour l'aéroport ". Ils sont huit au total, Russes,
Français, un Britannique et un Américain. Certains piloteront
le dirigeable, d'autres seront pilotes au sol car le départ comme
l'arrivée d'un aéronef nécessitent du monde. Parmi
les prétendants à devenir pilote du dirigeable de Jean-Louis
Etienne, on trouve des pilotes d'avion confirmés : commandant sur
747 chez Air France, pilotes de chasse mais aussi un pro de la navigation
aérienne - Hubert de Chevigny - qui a été le premier
homme avec Nicolas Hulot à rejoindre le pôle Nord géographique
en ULM ! Les pilotes confirmés de dirigeable dans le monde se comptent
sur les doigts de la main et les pilotes au statut de commandant de bord
sont moins nombreux que ceux de la navette spatiale ! |
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![]() Corky Belanger |
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