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Monsieur le rédacteur en chef,
Dans votre éditorial de décembre 2007, vous nous demandez
d'intervenir pour apporter notre contribution aux états généraux
de la philatélie. Ce que je fais volontiers quoique je sois très
sceptique sur ce type d'événement ; mais soyons optimiste.
Quatre faits m'interpellent dans notre production philatélique
nationale :
- l'influence des politiques dans le choix
- les sujets traités
- les modes d'impression
et la disponibilité des timbres.
S'il doit y avoir rupture, soyons fous ! Exigeons qu'il ne soit plus besoin
de faire intervenir un politique -voire plusieurs- pour " pousser
" un timbre car la philatélie n'est pas l'affaire du politique
dans le choix des sujets.
Laissons la commission choisir ce qui peut ouvrir sur la découverte,
la culture, l'art ... Arrêtons les anniversaires de tel et tel événement.
Supprimons les modifications de décrets qui nous privent -par exemple-
d'un tableau de Frida Khalo pour une photographie de Versailles pour faire
plaisir à un ancien conservateur devenu ministre...
Revenons aux séries : le bloc des phares est un succès,
pourquoi ne pas continuer ? en 2008 on passe aux bateaux célèbres.
Il eut fallu continuer.
Le patrimoine mondial français n'est que superficiellement abordé
; regardons ce que font nos voisins ibériques sur ce thème
-le Camino de Santiago pour exemple- c'est magnifique et le plus souvent
gravé. En 2009, nous devrions avoir 30% de timbres gravés,
un chiffre pas trop
éloigné de celui de La Poste mais qui devra mieux faire.
Essayons d'appuyer pour sauver cet art qui pourrait disparaître
et qui ne semble plus intéresser.
J'avais envoyé à France Inter un dossier sur cette technique
pour l'émission Carnet de campagne qui passait par la Saône
et Loire où réside le président de l'association
Art du timbre gravé. Le sujet n'a pas été retenu
; dommage la philatélie aurait eu 2mn30 à 12h30...
Quant à la disponibilité des timbres dans les points philatéliques,
essayez de vous procurer un Cérusier à 0,86 on vous répond
qu'on en a plus depuis bien longtemps et on vous propose le Pétrel
de Barrau qui est du plus bel effet sur une enveloppe... Il y aurait encore
beaucoup à dire alors que le prix des nouveautés dépasse
le raisonnable (62 euros le trimestre avec le minimum) mais je sais votre
temps précieux pour la rédaction de Timbres Magazine que
j'apprécie beaucoup sur son support papier.
Merci pour votre dévouement
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Réflexion
pour les états généraux de la philatélie :
Je viens de voir sur votre site que la Poste va augmenter
le tarif du timbre courant de 0,01 € au premier mars.
Compte tenu du changement futur de Marianne au 1er juillet il n'aurait
pas été plus logique
d'attendre 4 mois et effectuer le changement à cette occasion ?
Il me semble que ceci aurait au moins trois avantages
1. une meilleure conformité aux directives du Président
Sarkozy pour éviter l'inflation des émissions,
tout changement de tarif comportant souvent la sortie de timbres supplémentaires
(quid des tarifs des poids supérieurs ?) ;
2. éviter l'émission de timbres éventuels dont la
durée de vie ne dépasserait pas 4 mois ;
3. un impact plus grand pour la nouvelle Marianne : nouveau visuel et
nouveau tarif au même moment, avec pourquoi pas une simplification
tarifaire à la clef.
Je pense qu'il sera trop tard pur y remédier lors des états
généraux mais une réflexion de ce genre,
meilleure coordination entre politique financière et politique
philatélique, pourra y être débattue pour éviter
des erreurs dans le futur.
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22 décembre 2007
A propos des Etats généraux de la philatélie
- Ne pas en attendre grand chose, on sait que La Poste tire les ficelles!
- Attirer l'attention sur les timbres personnalisés, La Poste risque
d'en vendre, comme l'Autriche, pour augmenter son chiffre d'affaire.
- Il faudrait que la conception des timbres soit confiée à
un collège d'experts graphistes, et non plus laissée au
soin de postiers, pas forcément compétents, et ceci pour
assurer une continuité dans la production,
- Enfin donner un vrai pouvoir à la Commission des programmes qui
n'est qu'une chambre d'enregistrement;
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19 décembre 2007
Dans votre magazine de décembre vous parlez d'états généraux
avec La Poste, il y aurait beaucoup à dire.
- Ne pas faire de vente forcée. Exemple : pour être surs
d'avoir tous les souvenirs philatéliques, il faut être abonnés
or, avec les souvenirs, dans ce cas nous recevons les éditions
communes qui ne nous intéressent pas et qui en plus coûtent
la bagatelle de 7 euros chacun.
- Bien sûr, plus de timbres gravés mais je pense que c'est
le vu de tout philatéliste.
- Le cachet de la poste est encore très recherché ROND or
il est de plus en plus difficile de l'avoir selon les régions,
en trichant en mettant le timbre au milieu de l'enveloppe, on peut encore
l'obtenir mais pour combien de temps ?
Ce sont nos gros griefs envers La Poste qui sont relativement désagréables
mais je ne pense pas insurmontables.
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17 décembre 2007
Dans le numéro de décembre de
Timbres magazine, vous reproduisez l'intéressante lettre
que vous a adressée le président de la République,
lui-même philatéliste passionné. Ainsi que vous l'évoquez,
il est extrêmement rare d'avoir un chef de l'Etat philatéliste
et surtout fier de l'être et qui en outre n'en fait pas mystère!
Vous avez suggéré que vos lecteurs vous fassent part de
leurs suggestions ou observations quant aux émissions françaises
de timbres-poste et c'est la raison de ma missive aujourd'hui.
Je passe - car vous le mentionnez plus que souvent dans vos chroniques
- sur les ineptes parutions du style "merci", "invitation", "c'est une fille" etc., ainsi que les multiples "
émissions souvenir ", pochettes et autres " gadgets "
laids et chers, censés probablement " faire du chiffre ",
alors que nous avons une foule de personnages intéressants et de
lieux géographiques merveilleux à faire connaître
aux jeunes générations - le timbre étant naturellement
un magnifique vecteur puisqu'il peut susciter la curiosité d'un
adolescent qui ensuite prendra la peine d'ouvrir son dictionnaire pour
en savoir plus.
Mon propos sera d'ordre pratique pour le philatéliste traditionnel
qui a l'habitude d'acheter ses timbres au bureau de poste - le système
de réservation ne me convient nullement car je n'achète
pas la même quantité de timbres à chaque émission
et que conjuguer la réservation pour X exemplaires et compléter
par l'achat individuel serait un véritable casse-tête.
Depuis quelques mois, au Bureau principal de Versailles (devant bientôt
devenir un Bureau " ordinaire " si j'ai bien compris), il n'y
a plus de guichet philatélique hélas. Le guichetier que
l'on peut éventuellement considérer comme spécialiste
du timbre est en général celui qui officie au guichet "professionnels",
où naturellement les clients ordinaires ne sont pas prioritaires.
Le guichet " professionnels " a un stock de timbres un peu plus
important et un peu plus varié que les autres guichets (avec usage
d'un grand fichier/classeur métallique), ce qui évite au
guichetier d'aller trop souvent se réapprovisionner au stock général.
Le stock détenu par chacun des autres guichets (quel que soit le
nombre en fonctionnement) est très restreint et en outre - faute
de place probablement - les timbres sont rangés dans des trieurs
de format A4, conduisant le plus souvent le guichetier à plier
les feuilles ( !!!) - ce qui me paraît une aberration totale. Après
plusieurs visites successives pour des achats de timbres, je peux résumer
le déroulement d'un achat de timbres de collection de la manière
suivante :
a- temps d'attente pour accéder au guichet "ordinaire"
- imprévisible et aléatoire selon les heures (car le nombre
de guichets ouverts laisse à désirer par manque de personnel
sans doute
)
b- indication au guichetier des timbres souhaités et des
quantités désirées
c- le guichetier note ces desiderata, regarde rapidement son stock,
et constatant qu'il n'a pas ce qu'il lui faut, quitte son guichet pour
aller se réapprovisionner ; ce déplacement du guichetier
dure un temps X (au minimum 10 à 15 minutes) pendant lequel la
file d'attente générale s'accroît naturellement, ce
qui allonge ainsi considérablement le temps d'attente moyen de
tous les " clients ". C'est une très mauvaise organisation
qui n'est agréable pour personne.
Par ailleurs, il arrive aussi que le guichetier ne soit pas formé
à la vente des timbres - malgré sa bonne volonté
et sa gentillesse.
Dédier un guichet aux " professionnels " est sans doute
une très bonne chose pour permettre à ceux-ci de déposer
aisément les envois en nombre, les recommandés, acheter
emballages, planches, carnets, etc. Je ne vois pas pourquoi la vente des
timbres de collection ne serait pas systématiquement assurée,
exclusivement, par ce guichet-là (le Client non professionnel ne
pouvant pas y réaliser d'autres opérations que l'achat de
timbres). (
)
J'ai fait l'essai de fréquenter un autre bureau de poste versaillais
(créé en février 2007) : c'est pire
car ce
(nouveau) bureau ne reçoit pas (encore ?) systématiquement
les nouvelles parutions - même quatre jours après la date
officielle de " vente générale " et le guichetier
renvoie aimablement le " client " vers le futur ex-bureau principal
Il serait je crois dommage qu'une désorganisation interne de La
Poste et une étrange politique quant aux sujets choisis pour les
émissions de timbres, conduisent en définitive au découragement
du philatéliste qui finira par abandonner l'achat des timbres français
- d'autant que ceci représente certainement un chiffre d'affaires
non négligeable pour La Poste
Voilà les observations pratiques que je souhaitais formuler et
par votre intermédiaire attirer l'attention du président
de la République (qui a, certes, bien d'autres problèmes
importants à régler) sur l'actuelle mauvaise organisation
de La Poste quant à la vente des timbres.
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