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Je suis depuis une vingtaine d'années
maintenant collectionneur de timbres de France et d'autres pays mais surtout
de France en oblitérés. Je dis collectionneur car pour moi
un philatéliste est une personne qui tout au long de sa vie va
étudier un timbre qu'il aura choisi et dont il va chercher tout
ce qui peut s'y rapporter. Peut-être ai-je tort, mais je pense que
je suis dans le vrai.(
)
Je ne sais pas ce qui va résulter des états généraux
mais une chose est sure, il serait dommageable à tous que la création
de trois secteurs distincts pour la philatélie se fasse car dans
ce cas là, cela entraînerait le déclin d'une certaine
branche de celle-çi, c'est-à-dire la nôtre, les "anciens"
comme je l'ai entendu dire parmi des amis "nouveaux collectionneurs".
Pourquoi déclin ? Parce qu'il deviendra difficile d'avoir de beaux
timbres sauf sur réservation, mais aussi de beaux timbres avec
de belles oblitérations. Et il est très onéreux maintenant
de vouloir se procurer tous les timbres car en cas de réservation,
on ne peut choisir ceux qu'on veut, on doit prendre ceux que l'on nous
a mis de côté.
Je préfère de loin allez voir un négociant pour chercher
ce qui me manque ou la pièce rare recherché depuis longtemps.
Je comprends et j'accepte que la Poste veuille faire plaisir à
tous les collectionneurs mais pas à n'importe quel prix et au détriment
d'autres.
Les timbres de ces dernières années si certain sont beaux
beaucoup pour moi n'auraient pas dû être réalisés
enfin c'est mon avis.
En conclusion, j'espère que ces états généraux
apporteront de bonnes choses à tous les collectionneurs de toutes
les branches de la philatélie.
Collectionneur passioné
Mr NGUYEN VAN Jean-luc
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AUTEUR
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Mr NGUYEN VAN Jean-luc
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DATE |
31 Janvier 2008
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Voici les souhaits (ce sont presque des revendications)
que je formule pour améliorer la politique philatélique
de La Poste.
1. Tout d'abord, il faudrait limiter le nombre de timbres
émis qui, chaque année devient pléthorique.
Pour l'année 2007, c'est 203 timbres que le philatéliste
de base a dû acquérir, compte tenu des 12 blocs, des 8 carnets
"en vente indivisible", sans tenir compte des souvenirs philatéliques
dont la vente n'est pas possible dans les bureaux de poste, qui en principe
sont habilités à vendre des timbres-poste ! Sans aller jusqu'aux
15 timbres émis en 1950, il me semble que 50 à 60 timbres
chaque année me semble raisonnable. Actuellement nos albums n'en
peuvent plus !
2. Il faudrait ensuite limiter le coût
qui la conséquence du premier point. Il faut sans cesse dépenser
plus pour acquérir timbres, blocs, carnets et " souvenirs
philatéliques ". Pour l'année 2007, celui-ci atteint
175€ (selon le n°86 de votre revue). Ce n'est pas comme cela
que l'on attirera les jeunes vers la philatélie. Là encore
une fourchette de 100 à 120€ me semble acceptable. On peut
également s'interroger sur l'émission de timbres à
2,11€ (et en plus par paire en bloc " indivisible ") :
à quel tarif correspondent-ils ? Le philatéliste pourra-t-il
un jour les trouver oblitérés ? Sans doute pas.
3. L'intérêt de certaines émissions
laisse fortement à désirer. Quelle beauté que les
timbres "Merci" "Félicitations" "oui ",
"c'est un garçon " "c'est une fille" ! que
nous avons connus les années précédentes. Il est
vrai que l'année 2007 nous a épargné ce type d'infamie.
Puissent ces bonnes résolutions se poursuivre.
4. Il faut aussi dénoncer la politique
suivie par La Poste en matière de vente. Certains timbres sont
à la fois émis en blocs et en feuilles (par exemple les
timbres "nature" ou cette année pour le bloc Tintin),
ce qui évidemment oblige à acheter les deux. D'autre part,
la technique de " vente indivisible " par carnet de 10 permet
de multiplier les ventes. En 2007, cependant, La Poste a trouvé
un stratagème astucieux : au lieu des carnets "indivisible"
contenant 10 fois le même timbre (ce qui pouvait être critiqué
en tant que vente forcée), les carnets contiennent 10 timbres différents,
si bien que le philatéliste se trouve "coincé".
L'intérêt financier est pour l'administration postale et
le philatéliste devient une "vache à lait ".
5. Il faut cesser les émissions
de souvenirs philatéliques à 3 E du type "rouge-gorge"
à faible tirage et à diffusion confidentielle. Ces émissions,
non mises à la vente dans les bureaux de poste, oblige à
s'adresser au Service philatélique de La Poste qui prélève
au passage des frais d'envoi, ce qui n'est pas normal si l'on considère
que la collection de timbres-poste doit pouvoir se faire pour tout
le monde dans les postes, dont la première mission est de vendre
des timbres pour l'affranchissement du courrier (ce qui semble avoir été
oublié). Il apparaît que ces souvenirs sont destinés
confidentiellement à quelques initiés. Tout cela encourage
la spéculation, ce qui ne me semble pas être une des missions
de ce service public (?) qu'est La Poste.
Dans le même ordre d'idées, il est difficile dans les petits
bureaux de poste des villages, de se procurer les carnets d'usage courant
dits "mixtes" (type Marianne de Cheffer et Marianne de Lamouche).
Il faut aller dans les grandes villes et encore ! Il faut que tous les
timbres mis en vente puissent être achetés dans les bureaux
de poste d'une certaine importance, sans passer forcément par les
guichets philatéliques, ce qui a d'ailleurs un coût, le Service
philatélique de La Poste prélevant des frais d'envoi.
6. Il faut bien sûr encourager
la gravure en taille-douce, comme le fait votre magazine. Si la philatélie
veut garder des liens avec l'art, c'est par cette pratique qu'elle peut
le faire.
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AUTEUR
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Jean-Claude Duchêne
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DATE |
25 Janvier 2008
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Les amicalistes de notre club comme la majorité
des philatélistes de l'hexagone déplorent depuis de longues
années l'inflation d'émissions de timbres et de produits
dérivés (blocs, carnet, personnalisés, etc.) à
telle enseigne que 50 % des collectionneurs de notre club, et non des
moindres (un quasi-expert parmi eux) abandonnent leur collection de France.
Cette façon de procéder en haut-lieu, cette philosophie
ubuesque a pour conséquence que le hobby des passionnés
est de plus en plus onéreux. Les petits, jeunes, vieux, pères
tranquilles qui ne sont jamais questionnés, spoliés par
rapport aux négociants, étaient nombreux. Ils le sont maintenant
de moins en moins. La relève n'est pas là, au contraire
les désertions se multiplient. Les échanges, les transactions
sont de plus en plus difficiles. La tendance semble nationale. Tel le
chant du coq, le ramage du rouge-gorge ou bloc a sonné la rébellion.
Les responsables de la poste n'ignorent pas la situation dans les clubs
et les chaumières. Ils continuent cependant la politique du pire.
Pourquoi et dans quel but ? Que veulent-ils ? Sont-ils irresponsables
? NON. Comme l'écrivait Pierre Daninos sur un autre sujet : "
nous étions au bord du gouffre. Heureusement, depuis, nous avons
fait un pas en avant " !!
La qualité des timbres est par ailleurs à remettre en cause.
La médiocrité des vignettes d'usage courant, style meilleurs
vux, bonnes vacances, c'est un garçon, bon anniversaire,
merci, oui merci la poste, il y en a assez. Cessons d'être ridicules
aux yeux de nos concitoyens et des étrangers du monde entier. France,
qu'est devenue ta culture au travers de la philatélie ? Par le
biais de l'inflation des émissions, les P.T.T. sont toujours là
pourtant (Petits Timbres TOCARDS). Oui Petits Timbres Tocards trop nombreux,
vous déparez nos albums.
Merci La Poste ! A quand la sortie d'un timbre "décès"
avec la vignette "ni fleur, ni couronne " ?
A proscrire également la philatélie à deux vitesses,
l'une pour les marchands, l'autre pour les initiés avec adhésion
à un club ou réservation à Périgueux et ceux
qui ne le peuvent pas du fait de l'éloignement et de l'impossibilité
de trouver leur bonheur dans les bureaux de poste, devenus des agences
bancaire en priorité.
Que dire de l'envoi des réservations ? Découpés à
la va-vite par des vacataires non motivés et soumis au rendement,
les timbres arrivent aux abonnés bien souvent en triste état,
écornés donc fichus, sous des emballages luxueux, trois
mois après leurs sorties. Merci La Poste.
Ne parlons pas des oblitérations, suite aux cadences des nouveaux
centres de tri. En moyenne 3 000 000 de plis par jour au centre de Pagny-les-Goin,
avec un pic de 4 000 000 en 2007 selon ce centre. Les cachets des bureaux
disparaissent au bénéfice des bandes qui ondulent et se
gondolent. Le vocable OBLITERATION devient obsolète et doit disparaître
du langage postal.
Philatélistes français, amis collectionneurs, nous sommes
en république. Montrons le ! Réagissons, ruons dans les
brancards. Puisque La Poste est avant toute chose une banque, tous ensemble,
changeons de banque. C'est notre seule arme.
Amitiés philatéliques.
NB. Sur le plan technique, ne pourrait-on pas
demander (comme je l'ai personnellement fait et obtenu auprès de
Mme Eslinger pour les blocs "France à vivre ou à voir
") que les blocs "capitales européennes ", "phares..
" soient dentelés de la même façon : un petit
trou de plus dans chaque coin. On récupère plus de timbres
oblitérés avec toutes leurs dents !!
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AUTEUR
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André Bertrand
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DATE |
23 Janvier 2008
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Pour les états généraux
de la philatélie : cahiers de doléances comme avant 1789.
A savoir :
- Arrêt à l'inflation des parutions. Retour à une
quantité de timbres des années 60 par exemple. Pas plus.
- Arrêt des sujets débiles et infantiles. Pour ma part, je
n'achète plus que les timbres gravés et encore, ou les très
beaux timbres. Ce qui est de plus en plus rare ! Il faut également
pouvoir acheter tous les timbres dans n'importe lequel des bureaux de
poste officiels. Comme dans le temps. Il faut savoir qu'à Phil@poste
les timbres sont découpés mécaniquement ! Aie les
dents! Les retours sont très fréquents, ils ne savent plus
découper les timbres proprement. Abonné aux timbres de Monaco
: à Monaco, chez eux c'est toujours impeccable à ce sujet.
Il y a également une inflation incroyable des produits. Pas des
timbres, selon la direction de La Poste, les produits ne sont pas des
timbres : prêts-à-poster, blocs souvenirs, etc, etc. Tous
des produits ! A vendre aux gogos. Les timbres c'est de la philatélie.
Les produits, c'est autre chose !
Madame Eslinger, dans une note que je viens de recevoir concernant ces
états généraux, cite deux journalistes indépendants
dont un membre de France Télécom. Merci l'impartialité.
L'autre est du journal "Le Monde".
Bref, j'espère que des milliers de collectionneurs vont donner
de la voix pour arrêter enfin le massacre de la philatélie
française. Et surtout pas seulement les grands caciques de la Fédération...
Ayez l'obligeance de ne pas citer mon nom, mais de prendre simplement
en compte les idées ci-dessus. Merci d'avance.
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AUTEUR
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DATE |
23 Janvier 2008
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Les états généraux de
la philatélie sont une bonne initiative.
Je collectionne depuis 50 ans, voici mon opinion.
Emettre plus de timbres en taille-douce va dans le bon sens. Je reste
méfiant, attentif et voici mes doutes :
Différencier timbres philatéliques ou d'affranchissement
risque de provoquer une grande confusion si les catalogues continuent
à les coter. Ce que souhaite le collectionneur de base, c'est voir
diminuer les émissions inutiles.
Qui seront les interlocuteurs ? Résumer à ce que La Poste
soit fautive de tous les maux serait une erreur. Que pensez-vous des instances
philatéliques et de bien d'autres acteurs ?
Prenons l'ADPHILE
qui regroupe La Poste, la CNEP, la FFAP, l'APPF ; leur silence actuel
est inquiétant. Une complicité qui arrange tout le monde,
négociants compris.
- La Poste doit diminuer les émissions abusives, c'est primordial,
il faut revenir aux quantités raisonnables. Pour arrêter
la spéculation, il faudrait trouver tous les tirages à La
Poste minimum 6 mois durant, les trouver chez les négociants à
des prix abusifs est anormal.
- L'accueil à Périgueux est déplorable (timbres mal
découpés, commande arrivant en plusieurs fois d'où
erreurs, pas de réponse au téléphone, peu d'interlocuteurs
compétents), c'est navrant, ce mépris.
- Ce n'est pas tout, il faudrait changer nos mentalités. Les négociants
peu scrupuleux, la presse qui se tait ou presque pour ne vexer personne,
le collectionneur qui veut tout, j'étais de ceux là, j'ai
arrêté le délire. Si certains timbres ne se vendaient
pas, il me semble que La Poste arrêterait de les émettre.
Certains vont bouder mais les personnalisés n'ont rien à
voir avec la philatélie. Ce n'est qu'une marchandise pour les caisses
de La Poste, négociants, grands clubs, etc. ! Je salue les négociants
qui ne les proposent pas. Seul le timbre doit être objet philatélique.
- Internet, c'est bien, mais que d'abus, et tout le monde ne l'a pas.
Déjà les personnalisés sont arrivés et à
quel prix !
- Les grandes entreprises vont bientôt émettre leurs timbres
et je suis inquiet. Ce marché risque d'ouvrir à tous les
abus que l'on devine. Les bonnes décisions sont-elles prises ?
- Les cotes des catalogues ne veulent plus rien dire. Il faut dépoussiérer
cela, les cotes doivent être claires. Que de déceptions à
la revente, nos collections à part quelques timbres, trouvent preneurs
à moins de 10% des cotes actuelles. Il vaudrait revaloriser l'oblitéré
actuel.
- L'absence des jeunes est préoccupante, c'est l'avenir. D'autres
moyens pour communiquer, se distraire sont apparus, et les pratiques mercantiles
ne les encouragent pas à nous rejoindre. La philatélie doit
rester une distraction pour le savoir, le témoignage de notre temps,
l'échange entre les peuples. Et surtout être accessible à
tous.
Je sais que mon avis ne plaira pas à tous, c'est bien de pouvoir
s'exprimer. Sans résultat significatif de ces états généraux,
comme beaucoup l'ont déjà fait, j'arrêterai les nouveautés.
Ma thématique et l'achat de quelques timbres anciens me donneront
l'illusion que je suis toujours philatéliste.
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AUTEUR
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Michel Côme
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DATE |
18 Janvier 2008
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Ayant pris connaissance de la lettre de
M. Sarkozy aux philatélistes et de votre éditorial du n°85,
je réponds à l'invitation de M. Gauthier Toulemonde et vous
fais part de mes réflexions sur la collection actuelle des timbres
de France.
Bien entendu, je ne peux qu'approuver le projet d'utiliser davantage la
taille-douce pour l'impression des timbres, mais le prix de revient sera
augmenté. Alors pourquoi ne pas en profiter pour réduire
le nombre des émissions ? Car il y a vraiment trop de timbres inutiles
et La Poste s'engage peu à peu sur la voie de ces pays mis à
l'index par l'UPU pour leurs " émissions abusives ".
Ainsi, pourquoi célébrer chaque année le Nouvel An
chinois, et pas aussi le Nouvel An juif, orthodoxe ou le ramadan ? La
France est une nation européenne, occidentale et de culture chrétienne.
Pourquoi renouveler chaque année les timbres dits (à tort)
" semi-permanents ", surtout que leurs qualités artistiques
sont souvent critiquables et leur emploi, il me semble, assez limité
(merci, invitation, sourires,
) ?
En plus, La Poste a découvert les " souvenirs philatéliques
". Le succès du " rouge-gorge " à tirage
milité lui a donné des idées et elle ne se contente
plus d'un seul exemplaire (cf. Albert Londres).
Il me semble que l'on pourrait limiter le nombre des émissions,
tout en améliorant la qualité des timbres retenus (sujets,
dessins, modes d'impression). L'Imprimerie de Périgueux a prouvé
qu'elle pouvait faire de belles réalisations, mais malheureusement
plus pour Monaco que pour la France !
Deux autres remarques :
- En 2007, un seul timbre " Ecopli 20g " a été
émis (fête du Timbre). Il y a quelques années, on
en trouvait un autre dans la série des animaux. Ce tarif est pourtant
largement utilisé par les philatélistes devant faire face
à un courrier conséquent (commandes, demandes d'oblitérations
).
D'autant plus que la différence de temps d'acheminement est souvent
négligeable et, de toute façon, sans conséquence
pour le collectionneur.
- La Poste continue à être fidèle à la fiction
de la " poste aérienne " qui a pourtant été
abandonnée par de nombreux pays.
Un sommet de l'ineptie vient d'être atteint avec le lancement de
" Mon TimbraMoi ", qui ouvre la voie à toutes les libertés
et toutes les exagérations. Ce n'est plus de la philatélie
et je me refuse à collectionner ces " vignettes privées
" dont l'émission sera sans limites. J'en viens à désirer
que La Poste soit victime de très nombreuses fraudes, afin qu'elle
soit amenée à réviser sa position à ce sujet.
Il ne manque pas d'habiles informaticiens pour se passer des services
de La Poste et créer, à moindres frais, de fausses vignettes
qui passeront
. Comme une lettre à la poste, grâce à
l'automatisation du traitement du courrier.
Enfin, je souhaiterais vous faire part de mes critiques au sujet du système
de réservation " Timbres Plus ". S'il a l'avantage de
décharger le personnel des bureaux sans la préparation des
commandes, il manque singulièrement de souplesse à l'égard
des collectionneurs. Ainsi, les carnets sont, sans raison apparente, répartis
en trois catégories : gommés, adhésifs et courants.
Mais :
- le carnet Croix-Rouge est passé, en 2007, des gommés aux
adhésifs,
- Les carnets à l'effigie des anciennes " Marianne "
sont classés dans les courants et les guichets philatéliques
n'en reçoivent plus, hors réservations.
D'une façon générale, j'ai l'impression que, depuis
la mise en service de " Timbres Plus ", les guichets philatéliques
sont moins approvisionnés. Or, cette formule oblige à réduire
au minimum le nombre de timbres réservés, quitte à
acheter à part, au coup par coup, les timbres dont on souhaite
avoir des exemplaires supplémentaires.
Excusez cette longue lettre, mais je pense que, si l'on veut agir en faveur
de la philatélie et, surtout, y intéresser de nouvelles
générations, il faut la participation des collectionneurs
actuels. D'autant qu'il y a urgence, car des rumeurs ne donnent plus au
timbre-poste qu'un maximum de dix ans d'existence sur le plan européen.
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AUTEUR
|
Alain Quélennec
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DATE |
14 Janvier 2008
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Madame Eslinger,
Mais pourquoi refusez-vous de voir la réalité, la vérité
en face ?
Je suis venu sur le site http://www.etatsgenerauxphilatelie.fr plein de
bonnes intentions. Les premières lignes de la première page
transpirent votre incompétence, ou votre démagogie ... "Aujourd'hui,
les acteurs liés à l'univers du loisir philatélique
constatent que les collectionneurs sont particulièrement désorientés
par un triple phénomène"
Et bla, bla, bla.
Je vous répète une centième fois ce que tout le monde
pense, et vous répète à longueur de journées:
En fait le premier fautif est la Poste, et la première cause provient
de votre choix de gagner de l'argent par tous les moyens sur le dos des
collectionneurs. Proposez des
timbres, et vous les vendrez.
Continuer d'émettre n'importe quoi à n'importe quel prix,
et vous dégoûterez les derniers collectionneurs de nouveautés.
Ne vous inquiétez pas pour l'avenir de la philatélie, car
le collectionneur de timbres continuera sa passion mais en se passant
de vos timbres, oh pardon ... de vos produits.
Un ancien abonné des nouveautés de France, qui ne souhaite
plus le redevenir.
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AUTEUR
|
Tony Niederoest
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DATE |
14 Janvier 2008
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Pour une vraie philatélie
Je suis abonné à Timbres magazine et à
son ancêtre Le Monde des philatélistes depuis plus de 20 ans. J'ai fréquenté
trois clubs philatéliques. Actuellement je suis membre d'un club regroupant
une soixantaine d'adhérents. Je constate avec désarroi que les jeunes
ne fréquentent pas les clubs et la moyenne d'âge des membres du club auquel
j'appartiens aujourd'hui est environ 60 ans ! (…) Pour moi la philatélie
ne consiste pas à acheter les timbres émis par tel ou tel pays par abonnement
à l'année. Le timbre doit représenter quelque chose de captivant. Il doit
attirer l'attention par sa qualité artistique et ses couleurs et bien
sûr par le sujet traité. Il doit aiguiser la curiosité, inciter à faire
une recherche sur le sujet traité pour mieux l'appréhender. En un mot
le timbre doit être un des moyens permettant d'approfondir ses connaissances.
Et bien sûr ce n'est pas avec la choucroute, le camembert, le melon ou
les charentaises, les géants, le béret basque pour ne citer qu'eux, et
encore moins avec la caricature du portrait de Pierre Pflimlin que La
Poste va faire venir les jeunes à la philatélie ! Mais qui donc propose
les sujets et définit le cahier des charges soumis aux graveurs ? Depuis
de nombreuses années, votre magazine se fait l'écho du mécontentement
de nombreux philatélistes concernant les émissions des timbres de La Poste
; Mais peut-être ne l'avons-nous pas fait avec assez de force puisque
rien n'a changé, au contraire. Dans mon club, les adhérents abandonnent
progressivement les abonnements à La Poste. Je ne vois plus de file d'attente
devant l'important bureau philatélique de la poste principale place Bellecour
à Lyon. N'est-ce pas un signe ? Par sa politique inflationniste -77 timbres
et carnets en 2007- et du n'importe quoi, La Poste est en train de dissuader
les philatélistes d'un standard moyen, c'est-à-dire les philatélistes
à petit budget, ceux qui ne peuvent pas rechercher la pièce rare comme
vous dites. (…) Après ce constat je me permets de vous apporter une modeste
contribution pour tenter de donner l'envie de collectionner les timbres
et redonner un sens culturel à la philatélie : 1. Pour intéresser les
gens et surtout les plus jeunes à la philatélie, il me semble nécessaire
que les timbres attirent le regard et suscitent l'intérêt. Il faut donc
qu'ils soient beaux, avec de belles couleurs et que le sujet soit séduisant.
Il faut aussi, lorsqu'ils commémorent un événement, qu'ils " collent "
à celui-ci. Pour ce faire, il faut logiquement que la date Premier jour
soit le jour anniversaire de l'événement commémoré. (…) L'accroissement
des émissions en taille-douce, synonyme de grande qualité, est bien sûr
hautement souhaitable, mais encore faut-il que la représentation du sujet
traité soit à la hauteur de cette technique.(…) 2. Ne serait-il pas judicieux
que certains sujets retenus par La Poste fassent l'objet de thèmes repris
sur plusieurs années. (…) Ces émissions récurrentes auraient aussi pour
conséquence et avantage de limiter le nombre de sujets traités. 3. La
poste pourrait aussi faire plus souvent des émissions conjointes avec
d'autres pays sur des événements importants tel que, par exemple, l'histoire
de l'Union Européenne. Elle aurait d'ailleurs pu profiter, en son temps,
des différentes phases de l'élargissement de l'UE. Les blocs émis sur
les capitales pourraient s'intégrer dans ce type de thème. Voilà encore
une occasion de prendre part à l'amélioration des connaissances des jeunes.
Combien connaissent aujourd'hui le nom des capitales des 27 pays de l'UE
? ( …) 4. Ne serait-il pas envisageable Que La Poste, avec ses directions
départementales, notamment les guichets philatéliques lorsqu'ils existent,
organise avec l'Education nationale des actions de sensibilisation sur
des thématiques philatéliques relatives à l'histoire, la civilisation
, la géographie, la nature, les personnages célèbres, pourquoi pas le
développement durable ? Le relais pourrait être pris par les clubs philatéliques
les plus dynamiques au travers d'expositions faites dans les écoles, dans
le cadre d'actions d'éveil. (…) J'ai bien conscience d'avoir été un peu
trop disert mais la passion peut l'emporter quelques fois sur la raison…
Avec l'espoir que ma lettre trouve un petit écho dans les futurs débats.
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AUTEUR
|
Jacques Prost
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DATE |
04 Janvier 2008
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Les bonnes façons
de La Poste
A l'attention de Gauthier Toulemonde,
Vous allez organiser des journées-rencontres
philatéliques ; alors je voulais vous signaler les bonnes manières
des services philatéliques de La Poste.
Depuis de nombreuses années, je fais partie des réservataires
des timbres de France au bureau de poste de ma commune : c'étaient
les employés du bureau qui confectionnaient les pochettes de timbres,
ceux-ci étant des timbres de France au sens strict, utilisables
dans tous les bureaux du pays pour expédier du courrier.
Mails il fallait changer : alors La Poste -toujours à l'affût
de l'argent du philatéliste- a supprimé ce service et l'a
remplacé par la réservation " Timbres Plus " ;
les pochettes arrivent toutes confectionnées au bureau où
je suis inscrit. Ceci depuis deux ans.
Mais quelle ne fut pas ma surprise de trouver, dans la pochette du 1er
trimestre 2007, deux timbres " Unesco " !
J'ai donc écrit au service responsable, pour protester. Trois mois
et demi plus tard -et oui !- j'ai reçu la réponse dont je
vous joins une copie [NDLR : où La Poste indique que tous les timbres
de service font nécessairement partie de l'abonnement]. Ainsi La
Poste oblige ses clients à payer des timbres qu'ils ne désirent
pas, sans les avoir avertis au moment de la mise en place de ce système
de réservation (lequel présente néanmoins quelques
avantages, dont celui de regrouper les timbres par trimestre).
Je trouve donc à ce procédé quelque chose de frauduleux
et j'aimerais que, lors de ces journées, ceci soit évoqué,
afin que La Poste revienne à une conduite plus honnête
en n'obligeant pas ses clients à des achats non désirés.
On pourrait d'ailleurs chipoter sur le fait que les dits timbres "
Unesco " et " Conseil de l'Europe " ne sont pas des timbres
utilisables dans des conditions normales, telles que définies,
en son temps, par l'UPU.
Il est certain que je me demande si je vais conserver ma réservation.
Dans le cadre de la promotion de la taille-douce, pourquoi La Poste ne
créerait pas des pochettes spécifiques pour ces timbres
?
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AUTEUR
|
Roger Massenet
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DATE |
02 Janvier 2008
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Ces derniers mois, je me posais la question : j'arrête
ou j'arrête pas mon abonnement à La Poste ? Car depuis 1999,
où les premiers timbres inutiles (pas pour tout le monde) type
" oui ", " merci ", " c'est une fille, c'est
un garçon " sont apparus, je me rends compte que je suis une
vache à lait. Ca me désole de voir La Poste et la philatélie
se diriger vers ce genre d'émissions. Alors qu'en France, il y
a tant de sujets pour faire un timbre, un vrai timbre.
Mais comment faire ? Diviser la philatélie, la vraie, des émissions
" bidon " ? Non, je ne pense pas. Les années seraient
incomplètes.
Pour moi, il serait préférable d'arrêter purement
et simplement ces émissions à fric qui ne font que détériorer
l'aspect de la philatélie.
J'ai commencé ma collection, en récupérant les timbres
sur le courrier, à l'âge de 14 ans, (j'en ai aujourd'hui
54). J'ai appris beaucoup de choses : géographie, histoire, monnaie,
etc. Mais aujourd'hui, un jeune philatéliste va apprendre quoi
? Des oui, merci, bonnes vacances ! Arrêtons là le massacre.
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AUTEUR
|
Christian Bourrin
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DATE |
1er Janvier 2008
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