Etats généraux de la philatélie > vos lettres > Lettre 02

Etats généraux de la philatélie

Vous avez la parole !

Suite à notre éditorial de juin dernier, lettre ouverte au président de la République, en forme de cri d'alarme concernant l'avenir de la philatélie, Nicolas Sarkozy dans la réponse qu'il nous a adressée (voir notre rubrique : Actualités/archives) annonce l'organisation des Etats généraux de la Philatélie qui se tiendront en mars prochain.
Pour participer à ces débats, donner votre avis sur ces questions fondamentales qui concernent chaque collectionneur que nous sommes, écrivez-nous à l'adresse suivante :
redac@timbresmag.com
nous publierons votre lettre.
N'hésitez pas à vous exprimer !


Lire les contributions précédentes : cliquez ici page 03/08 - 02/08 - 01/08 - 12/07

 
   

Je suis depuis une vingtaine d'années maintenant collectionneur de timbres de France et d'autres pays mais surtout de France en oblitérés. Je dis collectionneur car pour moi un philatéliste est une personne qui tout au long de sa vie va étudier un timbre qu'il aura choisi et dont il va chercher tout ce qui peut s'y rapporter. Peut-être ai-je tort, mais je pense que je suis dans le vrai.(…)
Je ne sais pas ce qui va résulter des états généraux mais une chose est sure, il serait dommageable à tous que la création de trois secteurs distincts pour la philatélie se fasse car dans ce cas là, cela entraînerait le déclin d'une certaine branche de celle-çi, c'est-à-dire la nôtre, les "anciens" comme je l'ai entendu dire parmi des amis "nouveaux collectionneurs". Pourquoi déclin ? Parce qu'il deviendra difficile d'avoir de beaux timbres sauf sur réservation, mais aussi de beaux timbres avec de belles oblitérations. Et il est très onéreux maintenant de vouloir se procurer tous les timbres car en cas de réservation, on ne peut choisir ceux qu'on veut, on doit prendre ceux que l'on nous a mis de côté.
Je préfère de loin allez voir un négociant pour chercher ce qui me manque ou la pièce rare recherché depuis longtemps.
Je comprends et j'accepte que la Poste veuille faire plaisir à tous les collectionneurs mais pas à n'importe quel prix et au détriment d'autres.
Les timbres de ces dernières années si certain sont beaux beaucoup pour moi n'auraient pas dû être réalisés enfin c'est mon avis.
En conclusion, j'espère que ces états généraux apporteront de bonnes choses à tous les collectionneurs de toutes les branches de la philatélie.

Collectionneur passioné
Mr NGUYEN VAN Jean-luc

   
 AUTEUR

Mr NGUYEN VAN Jean-luc

DATE

31 Janvier 2008

 
   

Voici les souhaits (ce sont presque des revendications) que je formule pour améliorer la politique philatélique de La Poste.

1. Tout d'abord, il faudrait limiter le nombre de timbres émis qui, chaque année devient pléthorique. Pour l'année 2007, c'est 203 timbres que le philatéliste de base a dû acquérir, compte tenu des 12 blocs, des 8 carnets "en vente indivisible", sans tenir compte des souvenirs philatéliques dont la vente n'est pas possible dans les bureaux de poste, qui en principe sont habilités à vendre des timbres-poste ! Sans aller jusqu'aux 15 timbres émis en 1950, il me semble que 50 à 60 timbres chaque année me semble raisonnable. Actuellement nos albums n'en peuvent plus !

2. Il faudrait ensuite limiter le coût qui la conséquence du premier point. Il faut sans cesse dépenser plus pour acquérir timbres, blocs, carnets et " souvenirs philatéliques ". Pour l'année 2007, celui-ci atteint 175€ (selon le n°86 de votre revue). Ce n'est pas comme cela que l'on attirera les jeunes vers la philatélie. Là encore une fourchette de 100 à 120€ me semble acceptable. On peut également s'interroger sur l'émission de timbres à 2,11€ (et en plus par paire en bloc " indivisible ") : à quel tarif correspondent-ils ? Le philatéliste pourra-t-il un jour les trouver oblitérés ? Sans doute pas.

3. L'intérêt de certaines émissions laisse fortement à désirer. Quelle beauté que les timbres "Merci" "Félicitations" "oui ", "c'est un garçon " "c'est une fille" ! que nous avons connus les années précédentes. Il est vrai que l'année 2007 nous a épargné ce type d'infamie. Puissent ces bonnes résolutions se poursuivre.

4. Il faut aussi dénoncer la politique suivie par La Poste en matière de vente. Certains timbres sont à la fois émis en blocs et en feuilles (par exemple les timbres "nature" ou cette année pour le bloc Tintin), ce qui évidemment oblige à acheter les deux. D'autre part, la technique de " vente indivisible " par carnet de 10 permet de multiplier les ventes. En 2007, cependant, La Poste a trouvé un stratagème astucieux : au lieu des carnets "indivisible" contenant 10 fois le même timbre (ce qui pouvait être critiqué en tant que vente forcée), les carnets contiennent 10 timbres différents, si bien que le philatéliste se trouve "coincé". L'intérêt financier est pour l'administration postale et le philatéliste devient une "vache à lait ".

5. Il faut cesser les émissions de souvenirs philatéliques à 3 E du type "rouge-gorge" à faible tirage et à diffusion confidentielle. Ces émissions, non mises à la vente dans les bureaux de poste, oblige à s'adresser au Service philatélique de La Poste qui prélève au passage des frais d'envoi, ce qui n'est pas normal si l'on considère que la collection de timbres-poste doit pouvoir se faire pour tout le monde dans les postes, dont la première mission est de vendre des timbres pour l'affranchissement du courrier (ce qui semble avoir été oublié). Il apparaît que ces souvenirs sont destinés confidentiellement à quelques initiés. Tout cela encourage la spéculation, ce qui ne me semble pas être une des missions de ce service public (?) qu'est La Poste.
Dans le même ordre d'idées, il est difficile dans les petits bureaux de poste des villages, de se procurer les carnets d'usage courant dits "mixtes" (type Marianne de Cheffer et Marianne de Lamouche). Il faut aller dans les grandes villes et encore ! Il faut que tous les timbres mis en vente puissent être achetés dans les bureaux de poste d'une certaine importance, sans passer forcément par les guichets philatéliques, ce qui a d'ailleurs un coût, le Service philatélique de La Poste prélevant des frais d'envoi.

6. Il faut bien sûr encourager la gravure en taille-douce, comme le fait votre magazine. Si la philatélie veut garder des liens avec l'art, c'est par cette pratique qu'elle peut le faire.

   
 AUTEUR

Jean-Claude Duchêne

DATE

25 Janvier 2008

 
   

Les amicalistes de notre club comme la majorité des philatélistes de l'hexagone déplorent depuis de longues années l'inflation d'émissions de timbres et de produits dérivés (blocs, carnet, personnalisés, etc.) à telle enseigne que 50 % des collectionneurs de notre club, et non des moindres (un quasi-expert parmi eux) abandonnent leur collection de France.
Cette façon de procéder en haut-lieu, cette philosophie ubuesque a pour conséquence que le hobby des passionnés est de plus en plus onéreux. Les petits, jeunes, vieux, pères tranquilles qui ne sont jamais questionnés, spoliés par rapport aux négociants, étaient nombreux. Ils le sont maintenant de moins en moins. La relève n'est pas là, au contraire les désertions se multiplient. Les échanges, les transactions sont de plus en plus difficiles. La tendance semble nationale. Tel le chant du coq, le ramage du rouge-gorge ou bloc a sonné la rébellion. Les responsables de la poste n'ignorent pas la situation dans les clubs et les chaumières. Ils continuent cependant la politique du pire. Pourquoi et dans quel but ? Que veulent-ils ? Sont-ils irresponsables ? NON. Comme l'écrivait Pierre Daninos sur un autre sujet : " nous étions au bord du gouffre. Heureusement, depuis, nous avons fait un pas en avant " !!
La qualité des timbres est par ailleurs à remettre en cause. La médiocrité des vignettes d'usage courant, style meilleurs vœux, bonnes vacances, c'est un garçon, bon anniversaire, merci, oui merci la poste, il y en a assez. Cessons d'être ridicules aux yeux de nos concitoyens et des étrangers du monde entier. France, qu'est devenue ta culture au travers de la philatélie ? Par le biais de l'inflation des émissions, les P.T.T. sont toujours là pourtant (Petits Timbres TOCARDS). Oui Petits Timbres Tocards trop nombreux, vous déparez nos albums.
Merci La Poste ! A quand la sortie d'un timbre "décès" avec la vignette "ni fleur, ni couronne " ?
A proscrire également la philatélie à deux vitesses, l'une pour les marchands, l'autre pour les initiés avec adhésion à un club ou réservation à Périgueux et ceux qui ne le peuvent pas du fait de l'éloignement et de l'impossibilité de trouver leur bonheur dans les bureaux de poste, devenus des agences bancaire en priorité.
Que dire de l'envoi des réservations ? Découpés à la va-vite par des vacataires non motivés et soumis au rendement, les timbres arrivent aux abonnés bien souvent en triste état, écornés donc fichus, sous des emballages luxueux, trois mois après leurs sorties. Merci La Poste.
Ne parlons pas des oblitérations, suite aux cadences des nouveaux centres de tri. En moyenne 3 000 000 de plis par jour au centre de Pagny-les-Goin, avec un pic de 4 000 000 en 2007 selon ce centre. Les cachets des bureaux disparaissent au bénéfice des bandes qui ondulent et se gondolent. Le vocable OBLITERATION devient obsolète et doit disparaître du langage postal.
Philatélistes français, amis collectionneurs, nous sommes en république. Montrons le ! Réagissons, ruons dans les brancards. Puisque La Poste est avant toute chose une banque, tous ensemble, changeons de banque. C'est notre seule arme.

Amitiés philatéliques.

NB. Sur le plan technique, ne pourrait-on pas demander (comme je l'ai personnellement fait et obtenu auprès de Mme Eslinger pour les blocs "France à vivre ou à voir ") que les blocs "capitales européennes ", "phares.. " soient dentelés de la même façon : un petit trou de plus dans chaque coin. On récupère plus de timbres oblitérés avec toutes leurs dents !!

   
 AUTEUR

André Bertrand

DATE

23 Janvier 2008

 
   

Pour les états généraux de la philatélie : cahiers de doléances comme avant 1789. A savoir :
- Arrêt à l'inflation des parutions. Retour à une quantité de timbres des années 60 par exemple. Pas plus.
- Arrêt des sujets débiles et infantiles. Pour ma part, je n'achète plus que les timbres gravés et encore, ou les très beaux timbres. Ce qui est de plus en plus rare ! Il faut également pouvoir acheter tous les timbres dans n'importe lequel des bureaux de poste officiels. Comme dans le temps. Il faut savoir qu'à Phil@poste les timbres sont découpés mécaniquement ! Aie les dents! Les retours sont très fréquents, ils ne savent plus découper les timbres proprement. Abonné aux timbres de Monaco : à Monaco, chez eux c'est toujours impeccable à ce sujet.
Il y a également une inflation incroyable des produits. Pas des timbres, selon la direction de La Poste, les produits ne sont pas des timbres : prêts-à-poster, blocs souvenirs, etc, etc. Tous des produits ! A vendre aux gogos. Les timbres c'est de la philatélie. Les produits, c'est autre chose !
Madame Eslinger, dans une note que je viens de recevoir concernant ces états généraux, cite deux journalistes indépendants dont un membre de France Télécom. Merci l'impartialité. L'autre est du journal "Le Monde".
Bref, j'espère que des milliers de collectionneurs vont donner de la voix pour arrêter enfin le massacre de la philatélie française. Et surtout pas seulement les grands caciques de la Fédération...
Ayez l'obligeance de ne pas citer mon nom, mais de prendre simplement en compte les idées ci-dessus. Merci d'avance.

   
 AUTEUR

 

DATE

23 Janvier 2008

 
   

Les états généraux de la philatélie sont une bonne initiative.
Je collectionne depuis 50 ans, voici mon opinion.
Emettre plus de timbres en taille-douce va dans le bon sens. Je reste méfiant, attentif et voici mes doutes :
Différencier timbres philatéliques ou d'affranchissement risque de provoquer une grande confusion si les catalogues continuent à les coter. Ce que souhaite le collectionneur de base, c'est voir diminuer les émissions inutiles.
Qui seront les interlocuteurs ? Résumer à ce que La Poste soit fautive de tous les maux serait une erreur. Que pensez-vous des instances philatéliques et de bien d'autres acteurs ? … Prenons l'ADPHILE qui regroupe La Poste, la CNEP, la FFAP, l'APPF ; leur silence actuel est inquiétant. Une complicité qui arrange tout le monde, négociants compris.
- La Poste doit diminuer les émissions abusives, c'est primordial, il faut revenir aux quantités raisonnables. Pour arrêter la spéculation, il faudrait trouver tous les tirages à La Poste minimum 6 mois durant, les trouver chez les négociants à des prix abusifs est anormal.
- L'accueil à Périgueux est déplorable (timbres mal découpés, commande arrivant en plusieurs fois d'où erreurs, pas de réponse au téléphone, peu d'interlocuteurs compétents), c'est navrant, ce mépris.
- Ce n'est pas tout, il faudrait changer nos mentalités. Les négociants peu scrupuleux, la presse qui se tait ou presque pour ne vexer personne, le collectionneur qui veut tout, j'étais de ceux là, j'ai arrêté le délire. Si certains timbres ne se vendaient pas, il me semble que La Poste arrêterait de les émettre. Certains vont bouder mais les personnalisés n'ont rien à voir avec la philatélie. Ce n'est qu'une marchandise pour les caisses de La Poste, négociants, grands clubs, etc. ! Je salue les négociants qui ne les proposent pas. Seul le timbre doit être objet philatélique.
- Internet, c'est bien, mais que d'abus, et tout le monde ne l'a pas. Déjà les personnalisés sont arrivés et à quel prix !
- Les grandes entreprises vont bientôt émettre leurs timbres et je suis inquiet. Ce marché risque d'ouvrir à tous les abus que l'on devine. Les bonnes décisions sont-elles prises ? …
- Les cotes des catalogues ne veulent plus rien dire. Il faut dépoussiérer cela, les cotes doivent être claires. Que de déceptions à la revente, nos collections à part quelques timbres, trouvent preneurs à moins de 10% des cotes actuelles. Il vaudrait revaloriser l'oblitéré actuel.
- L'absence des jeunes est préoccupante, c'est l'avenir. D'autres moyens pour communiquer, se distraire sont apparus, et les pratiques mercantiles ne les encouragent pas à nous rejoindre. La philatélie doit rester une distraction pour le savoir, le témoignage de notre temps, l'échange entre les peuples. Et surtout être accessible à tous.
Je sais que mon avis ne plaira pas à tous, c'est bien de pouvoir s'exprimer. Sans résultat significatif de ces états généraux, comme beaucoup l'ont déjà fait, j'arrêterai les nouveautés. Ma thématique et l'achat de quelques timbres anciens me donneront l'illusion que je suis toujours philatéliste
.

   
 AUTEUR

Michel Côme

DATE

18 Janvier 2008

 
   

Ayant pris connaissance de la lettre de M. Sarkozy aux philatélistes et de votre éditorial du n°85, je réponds à l'invitation de M. Gauthier Toulemonde et vous fais part de mes réflexions sur la collection actuelle des timbres de France.
Bien entendu, je ne peux qu'approuver le projet d'utiliser davantage la taille-douce pour l'impression des timbres, mais le prix de revient sera augmenté. Alors pourquoi ne pas en profiter pour réduire le nombre des émissions ? Car il y a vraiment trop de timbres inutiles et La Poste s'engage peu à peu sur la voie de ces pays mis à l'index par l'UPU pour leurs " émissions abusives ".
Ainsi, pourquoi célébrer chaque année le Nouvel An chinois, et pas aussi le Nouvel An juif, orthodoxe ou le ramadan ? La France est une nation européenne, occidentale et de culture chrétienne.
Pourquoi renouveler chaque année les timbres dits (à tort) " semi-permanents ", surtout que leurs qualités artistiques sont souvent critiquables et leur emploi, il me semble, assez limité (merci, invitation, sourires, …) ?
En plus, La Poste a découvert les " souvenirs philatéliques ". Le succès du " rouge-gorge " à tirage milité lui a donné des idées et elle ne se contente plus d'un seul exemplaire (cf. Albert Londres).
Il me semble que l'on pourrait limiter le nombre des émissions, tout en améliorant la qualité des timbres retenus (sujets, dessins, modes d'impression). L'Imprimerie de Périgueux a prouvé qu'elle pouvait faire de belles réalisations, mais malheureusement plus pour Monaco que pour la France !
Deux autres remarques :
- En 2007, un seul timbre " Ecopli 20g " a été émis (fête du Timbre). Il y a quelques années, on en trouvait un autre dans la série des animaux. Ce tarif est pourtant largement utilisé par les philatélistes devant faire face à un courrier conséquent (commandes, demandes d'oblitérations…). D'autant plus que la différence de temps d'acheminement est souvent négligeable et, de toute façon, sans conséquence pour le collectionneur.
- La Poste continue à être fidèle à la fiction de la " poste aérienne " qui a pourtant été abandonnée par de nombreux pays.
Un sommet de l'ineptie vient d'être atteint avec le lancement de " Mon TimbraMoi ", qui ouvre la voie à toutes les libertés et toutes les exagérations. Ce n'est plus de la philatélie et je me refuse à collectionner ces " vignettes privées " dont l'émission sera sans limites. J'en viens à désirer que La Poste soit victime de très nombreuses fraudes, afin qu'elle soit amenée à réviser sa position à ce sujet. Il ne manque pas d'habiles informaticiens pour se passer des services de La Poste et créer, à moindres frais, de fausses vignettes qui passeront…. Comme une lettre à la poste, grâce à l'automatisation du traitement du courrier.
Enfin, je souhaiterais vous faire part de mes critiques au sujet du système de réservation " Timbres Plus ". S'il a l'avantage de décharger le personnel des bureaux sans la préparation des commandes, il manque singulièrement de souplesse à l'égard des collectionneurs. Ainsi, les carnets sont, sans raison apparente, répartis en trois catégories : gommés, adhésifs et courants. Mais :
- le carnet Croix-Rouge est passé, en 2007, des gommés aux adhésifs,
- Les carnets à l'effigie des anciennes " Marianne " sont classés dans les courants et les guichets philatéliques n'en reçoivent plus, hors réservations.
D'une façon générale, j'ai l'impression que, depuis la mise en service de " Timbres Plus ", les guichets philatéliques sont moins approvisionnés. Or, cette formule oblige à réduire au minimum le nombre de timbres réservés, quitte à acheter à part, au coup par coup, les timbres dont on souhaite avoir des exemplaires supplémentaires.
Excusez cette longue lettre, mais je pense que, si l'on veut agir en faveur de la philatélie et, surtout, y intéresser de nouvelles générations, il faut la participation des collectionneurs actuels. D'autant qu'il y a urgence, car des rumeurs ne donnent plus au timbre-poste qu'un maximum de dix ans d'existence sur le plan européen.

   
 AUTEUR

Alain Quélennec

DATE

14 Janvier 2008

 
   

Madame Eslinger,
Mais pourquoi refusez-vous de voir la réalité, la vérité en face ?
Je suis venu sur le site http://www.etatsgenerauxphilatelie.fr plein de bonnes intentions. Les premières lignes de la première page transpirent votre incompétence, ou votre démagogie ...
"Aujourd'hui, les acteurs liés à l'univers du loisir philatélique constatent que les collectionneurs sont particulièrement désorientés par un triple phénomène"
Et bla, bla, bla.
Je vous répète une centième fois ce que tout le monde pense, et vous répète à longueur de journées:
En fait le premier fautif est la Poste, et la première cause provient de votre choix de gagner de l'argent par tous les moyens sur le dos des collectionneurs.
Proposez des timbres, et vous les vendrez. Continuer d'émettre n'importe quoi à n'importe quel prix, et vous dégoûterez les derniers collectionneurs de nouveautés.
Ne vous inquiétez pas pour l'avenir de la philatélie, car le collectionneur de timbres continuera sa passion mais en se passant de vos timbres, oh pardon ... de vos produits.
Un ancien abonné des nouveautés de France, qui ne souhaite plus le redevenir.

   
 AUTEUR

Tony Niederoest

DATE

14 Janvier 2008

 
   

Pour une vraie philatélie

Je suis abonné à Timbres magazine et à son ancêtre Le Monde des philatélistes depuis plus de 20 ans. J'ai fréquenté trois clubs philatéliques. Actuellement je suis membre d'un club regroupant une soixantaine d'adhérents. Je constate avec désarroi que les jeunes ne fréquentent pas les clubs et la moyenne d'âge des membres du club auquel j'appartiens aujourd'hui est environ 60 ans ! (…) Pour moi la philatélie ne consiste pas à acheter les timbres émis par tel ou tel pays par abonnement à l'année. Le timbre doit représenter quelque chose de captivant. Il doit attirer l'attention par sa qualité artistique et ses couleurs et bien sûr par le sujet traité. Il doit aiguiser la curiosité, inciter à faire une recherche sur le sujet traité pour mieux l'appréhender. En un mot le timbre doit être un des moyens permettant d'approfondir ses connaissances. Et bien sûr ce n'est pas avec la choucroute, le camembert, le melon ou les charentaises, les géants, le béret basque pour ne citer qu'eux, et encore moins avec la caricature du portrait de Pierre Pflimlin que La Poste va faire venir les jeunes à la philatélie ! Mais qui donc propose les sujets et définit le cahier des charges soumis aux graveurs ? Depuis de nombreuses années, votre magazine se fait l'écho du mécontentement de nombreux philatélistes concernant les émissions des timbres de La Poste ; Mais peut-être ne l'avons-nous pas fait avec assez de force puisque rien n'a changé, au contraire. Dans mon club, les adhérents abandonnent progressivement les abonnements à La Poste. Je ne vois plus de file d'attente devant l'important bureau philatélique de la poste principale place Bellecour à Lyon. N'est-ce pas un signe ? Par sa politique inflationniste -77 timbres et carnets en 2007- et du n'importe quoi, La Poste est en train de dissuader les philatélistes d'un standard moyen, c'est-à-dire les philatélistes à petit budget, ceux qui ne peuvent pas rechercher la pièce rare comme vous dites. (…) Après ce constat je me permets de vous apporter une modeste contribution pour tenter de donner l'envie de collectionner les timbres et redonner un sens culturel à la philatélie : 1. Pour intéresser les gens et surtout les plus jeunes à la philatélie, il me semble nécessaire que les timbres attirent le regard et suscitent l'intérêt. Il faut donc qu'ils soient beaux, avec de belles couleurs et que le sujet soit séduisant. Il faut aussi, lorsqu'ils commémorent un événement, qu'ils " collent " à celui-ci. Pour ce faire, il faut logiquement que la date Premier jour soit le jour anniversaire de l'événement commémoré. (…) L'accroissement des émissions en taille-douce, synonyme de grande qualité, est bien sûr hautement souhaitable, mais encore faut-il que la représentation du sujet traité soit à la hauteur de cette technique.(…) 2. Ne serait-il pas judicieux que certains sujets retenus par La Poste fassent l'objet de thèmes repris sur plusieurs années. (…) Ces émissions récurrentes auraient aussi pour conséquence et avantage de limiter le nombre de sujets traités. 3. La poste pourrait aussi faire plus souvent des émissions conjointes avec d'autres pays sur des événements importants tel que, par exemple, l'histoire de l'Union Européenne. Elle aurait d'ailleurs pu profiter, en son temps, des différentes phases de l'élargissement de l'UE. Les blocs émis sur les capitales pourraient s'intégrer dans ce type de thème. Voilà encore une occasion de prendre part à l'amélioration des connaissances des jeunes. Combien connaissent aujourd'hui le nom des capitales des 27 pays de l'UE ? ( …) 4. Ne serait-il pas envisageable Que La Poste, avec ses directions départementales, notamment les guichets philatéliques lorsqu'ils existent, organise avec l'Education nationale des actions de sensibilisation sur des thématiques philatéliques relatives à l'histoire, la civilisation , la géographie, la nature, les personnages célèbres, pourquoi pas le développement durable ? Le relais pourrait être pris par les clubs philatéliques les plus dynamiques au travers d'expositions faites dans les écoles, dans le cadre d'actions d'éveil. (…) J'ai bien conscience d'avoir été un peu trop disert mais la passion peut l'emporter quelques fois sur la raison… Avec l'espoir que ma lettre trouve un petit écho dans les futurs débats.

   
 AUTEUR

Jacques Prost

DATE

04 Janvier 2008

 
   

Les bonnes façons de La Poste
A l'attention de Gauthier Toulemonde,

Vous allez organiser des journées-rencontres philatéliques ; alors je voulais vous signaler les bonnes manières des services philatéliques de La Poste.
Depuis de nombreuses années, je fais partie des réservataires des timbres de France au bureau de poste de ma commune : c'étaient les employés du bureau qui confectionnaient les pochettes de timbres, ceux-ci étant des timbres de France au sens strict, utilisables dans tous les bureaux du pays pour expédier du courrier.
Mails il fallait changer : alors La Poste -toujours à l'affût de l'argent du philatéliste- a supprimé ce service et l'a remplacé par la réservation " Timbres Plus " ; les pochettes arrivent toutes confectionnées au bureau où je suis inscrit. Ceci depuis deux ans.
Mais quelle ne fut pas ma surprise de trouver, dans la pochette du 1er trimestre 2007, deux timbres " Unesco " !
J'ai donc écrit au service responsable, pour protester. Trois mois et demi plus tard -et oui !- j'ai reçu la réponse dont je vous joins une copie [NDLR : où La Poste indique que tous les timbres de service font nécessairement partie de l'abonnement]. Ainsi La Poste oblige ses clients à payer des timbres qu'ils ne désirent pas, sans les avoir avertis au moment de la mise en place de ce système de réservation (lequel présente néanmoins quelques avantages, dont celui de regrouper les timbres par trimestre).
Je trouve donc à ce procédé quelque chose de frauduleux et j'aimerais que, lors de ces journées, ceci soit évoqué, afin que La Poste revienne à une conduite plus honnête… en n'obligeant pas ses clients à des achats non désirés.
On pourrait d'ailleurs chipoter sur le fait que les dits timbres " Unesco " et " Conseil de l'Europe " ne sont pas des timbres utilisables dans des conditions normales, telles que définies, en son temps, par l'UPU.
Il est certain que je me demande si je vais conserver ma réservation. Dans le cadre de la promotion de la taille-douce, pourquoi La Poste ne créerait pas des pochettes spécifiques pour ces timbres ?

   
 AUTEUR

Roger Massenet

DATE

02 Janvier 2008

 
   

Ces derniers mois, je me posais la question : j'arrête ou j'arrête pas mon abonnement à La Poste ? Car depuis 1999, où les premiers timbres inutiles (pas pour tout le monde) type " oui ", " merci ", " c'est une fille, c'est un garçon " sont apparus, je me rends compte que je suis une vache à lait. Ca me désole de voir La Poste et la philatélie se diriger vers ce genre d'émissions. Alors qu'en France, il y a tant de sujets pour faire un timbre, un vrai timbre.
Mais comment faire ? Diviser la philatélie, la vraie, des émissions " bidon " ? Non, je ne pense pas. Les années seraient incomplètes.
Pour moi, il serait préférable d'arrêter purement et simplement ces émissions à fric qui ne font que détériorer l'aspect de la philatélie.
J'ai commencé ma collection, en récupérant les timbres sur le courrier, à l'âge de 14 ans, (j'en ai aujourd'hui 54). J'ai appris beaucoup de choses : géographie, histoire, monnaie, etc. Mais aujourd'hui, un jeune philatéliste va apprendre quoi ? Des oui, merci, bonnes vacances ! Arrêtons là le massacre.

   
 AUTEUR

Christian Bourrin

DATE

1er Janvier 2008

 

> Fermer la fenêtre