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Ancien
postier (retraité depuis 10 mois) et philatéliste depuis près
de 40 ans j'ai lu avec intérêt les réflexions de nombreux
philatélistes.
Je veux d'abord me situer : j'habite l'Alsace et, nous avons une frontière
commune avec la Suisse et l'Allemagne. Dans ces 2 pays, la notion de produits
philatéliques existe depuis longtemps (carnets, épreuves en
noir- le Liechtenstein vient d'émettre les premières épreuves
en noir l'année dernière - livres timbrés, plaquettes
de timbres pour l'année, etc.) ; la poste française ne fait
que suivre d'autres exemples et innove et cela marche. Les gens qui ne sont
pas philatélistes aiment bien les jolis timbres à mettre sur
le courrier, les carnets multiples, les carnets événements
(naissances, merci, invitations). Je crois qu'en Belgique est même
sorti un timbre deuil à coller sur les faire-part de deuil.
Un reproche que l'on peut faire à beaucoup de collectionneurs en
France : ils ne collectionnent que la France !
Quant aux cotes des catalogues, c'est un baromètre ; en réalité,
c'est l'offre et la demande qui jouent. Pourquoi les timbres du XIXe et
XXe siècle sont-ils tellement chers ? A mon avis c'est qu'à
l'époque, les gens n'avaient pas trop les moyens pour envoyer du
courrier (si on a les moyens, un 1f Vermillon est plus facile à trouver
qu'un 1c olive ou 1c bronze Empire dans un bon état et en plus cher
que la cote dans les catalogues). En plus les timbres d'une certaine cote
sont aussi recherchés par les investisseurs.
Concernant les albums préimprimés, ils ne sont pas obligatoires.
Un simple classeur fait aussi l'affaire. Je préfère acheter
un joli timbre que des pages d'albums qui frôlent les 100,00 €
pour une année complète (avec les carnets, les timbres personnalisés,
les timbres spécialisés etc.).
Quant au trop grand nombre de timbres émis par la poste française,
personne n'oblige personne à acheter tout ce qui est émis
(pour exemple : 36 timbres furent émis par le Liechtenstein en 2006
contre 21 10 ans plus tôt et 11 50 ans plus tôt pour un pays
de 35000 habitants).
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AUTEUR
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Un ancien postier
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DATE |
27 février 2008
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Philatéliste
depuis longtemps, abonnée aux réservations de La Poste, mes
griefs se portent contrent celle-ci. La pléthores des nouveauté
et des éditions annexes me font craindre de ne pouvoir continuer
à m'adonner à ma passion une fois en retraite devant l'inflation
galopante des tarifs vu le nombre de timbres émis et dérivés
(beaux-timbres ou autres). Le constat est le même pour les jeunes
qui n'ont pas les moyens financiers pour assouvir correctement leur passion,
sans les clubs philatéliques.
Un autre soucis la rareté des correspondances "timbrés
" depuis l'éclosion de la mise en place des machines à
affranchir dans les entreprises qui nous privent d'une source importante
de recueil de timbres oblitérés. Il ne restent que les particuliers
et surtout les philatélistes pour acheter des timbres. Ces timbres
qui rapportent doublement à la poste car 90% ne servent pas à
l'acheminement des plis donc à rémunérer le facteur,
car ils sont achetés pour être collectionnés neufs et
ne coûtent ainsi à la Poste que le prix de la conception et
de la fabrication. De plus devant l'anarchie des oblitérations (cachets
mal positionnés, trop encrés ou pas assez, invisible sur certains
timbres (carnet vacances 2007 dont certains timbres sont colorés
trop foncés), perte du courrier, je suis obligé de sollicité
l'amabilité des guichetiers pour me faire prêter le tampon
et faire mes oblitérations moi même (encore des timbres qui
ne circulent pas).
Autre reproche à la poste et sont service phil@poste où il
est parfois difficile voir impossible d'obtenir des nouveautés qui
ce veulent rare pour le profit des négociants. Les non initiés
n'ayant souvent aucune information sur les nouveautés tels les blocs
souvenir qui montent donc très rapidement en côte au point
de devenir inaccessible (ex. bloc "Rouge-Gorge").
Et il est donc urgent de règlement le service philatélique
de la poste notamment en le dissociant de la partie bancaire au besoin en
créant deux entités totalement distinctes.
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AUTEUR
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Remi Schwalm
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DATE |
25 février 2008
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Contribution
de l'Association Philatélique de Maurepas (Yvelines)
aux états généraux de la philatélie
- Limiter raisonnablement les quantités de chaque tirage afin de conserver
une valeur au timbre, tout en satisfaisant les "amoureux du timbre ".
- Proscrire les émissions du type "rouge-gorge".
- Proscrire les déclinaisons : timbre de feuille,
bloc, carnet, mini-feuille,…
- Ne pas avoir de recouvrement entre les émissions
grand-public disponibles au guichet avec les émissions demandées par
les entreprises (par exemple même timbre utilisé dans les deux cas).
- Pour que les jeunes et un large public puisse
s'intéresser à la philatélie classique de France, diminuer la valeur
des émissions annuelles de timbres grand public.
- Eviter les émissions potentiellement polémiques
(exemple Abd el-Kader).
- Diminuer l'émission de prêt-à-poster
- Rendre les bureaux de poste accueillants et faire
en sorte qu'on y trouve affichés et disponibles tous les timbres en
cours.
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AUTEUR
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Association Philatélique de Maurepas
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DATE |
21 février 2008
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Les avis déjà publiés pour
ces états généraux semblent unanimes pour dénoncer
des pratiques excessives et essentiellement commerciales de La Poste.
Notre poste, service public national, a sombré dans un mercantilisme
et ne trouve plus que deux interlocuteurs à ponctionner : les entreprises
et les philatélistes.
Les entreprises conservent, pour l'instant, un besoin pour remplir nos
boites de factures. Mais de plus en plus, elles ont trouvé ou trouverons
toutes le moyen de s'affranchir de La Poste. Le meilleur exemple est le
"T" de P&T qui devenu France Télécoms, qui
sait adresser ses factures uniquement par internet. Pour leurs autres
envois, l'ouverture complète de la concurrence pour la distribution
du courrier va faire un tabac qui ne sera pas profitable à La Poste.
Le ras-les-albums des philatélistes ne parait pas encore être
parvenu aux responsables de cette établissement. Les thèmes
récurrents du nombre d'émission, du coût total annuel,
de l'intérêt des sujets (en 2007, pas moins de 10 messages,
5 sourires, 10 France à vivre - où faire son beurre, c'était
en 2006 - 10 antiquités, 5 meilleurs vux, 5 timbres à
stickers, 12 rugby(1)
, 6 Tintin - après l'émission de 2000), de la qualité
de l'impression, de circuits de diffusion parallèles et confidentiels,
d'émission uniquement en carnets (la France à voir, la France
à vivre, Marianne de Cheffer, Croix-Rouge et Ron, l'unique timbre
écopli de 2007) ou blocs (phares, nouvel an chinois ou capitales
européennes), sont pourtant essentiels.
La qualité artistique est à l'avenant. Le prix citron a
bien du mal à départager les sujets évoqués
ci-dessus de " l'association des maires de France ", "mondial
handball féminin ", "fédération internationale
de voile ", "fondation pour la recherche médicale ",
"l'hélicoptère ", " Pierre Pfimlin ",
l e "scoutisme " ou la " conquête de l'espace ".
Ces 71 nominés sont difficiles à départager, mais
démontrent un talent incomparable vers la médiocrité.
Certaines émissions à des tarifs prohibitifs désignent
bien leur cible : 4,22 € pour le "parc de la tête d'or
", 3 € pour le timbre "lenticulaire" et "l'hélicoptère
"après l'"Airbus A380 " en 2006.
Notre collection ne concerne-t-elle pas les uniques affranchissements
pouvant réellement servir ? Halte donc aux faux tirages de blocs
spéciaux style rouge-gorge, carnets de prestiges ou livres timbrés.
Les éditeurs de cotations devraient même les supprimer de
leur documentation.
Pour finir, une histoire belge où ceux-ci tiennent le beau rôle.
Ils connaissent la différence entre une vente anticipée
ou prévente et un premier jour d'émission. Ce n'est malheureusement
pas le cas en France à La Poste.
Souhaitons que ces états généraux soient une prise
de conscience de ces collectivités, La Poste, FFAP, ADP et autres
organismes à coloration officielle.
(1) Un
feuillet de 10, un "allez les petits" et le fumeux lenticulaire.
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AUTEUR
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Jean-Noël Nivoit
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DATE |
21 février 2008
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Nicolas Sarkozy a adressé
une lettre ouverte à tous les organismes traitant de la philatélie
et, étant concerné, cette circulaire m'a inspiré
les réflexions ci-après.
Que Nicolas Sarkozy ait, enfant, récupéré
t tenté de classer des timbres oblitérés et qu'il
en ait gardé un assez bon souvenir pour, encore aujourd'hui, aimer
collectionner des timbres, dont acte. Le voila classable, à la
lettre S, dans la liste des millions de philatélistes français
et étrangers.
Que le président de la République nous répète
ce que tous les journaux philatéliques dénoncent depuis
de nombreuses années (quantité annuelle de timbres français
excessive, qualité des sujets sujette à caution, etc.) prouve
que ses conseillers ont de saines lectures.
Mais comment peut faire le porte-parole du libéralisme à
tout crin pour persuader le groupe La Poste d'augmenter ses coûts
de production en adoptant la taille-douce pour un plus grand nombre de
timbres et renoncer à ses ventes phares que sont les timbres qu'il
nomme à " messages ", alors qu'en lui ayant refusé
le statut de " service public ", il contraint cette entreprise
à générer assez de bénéfices pour que
les grands porteurs d'actions renouvellent le mandat de ses dirigeants.
La philatélie au travers des philatélistes sait s'adapter,
l'histoire le prouve, à la pénurie comme à la surabondance
de production et à la médiocrité comme à l'excellence
de la qualité des timbres.
Si notre Président veut réellement l'aider, il lui suffit
de se référer aux rapports des différentes commissions
qui ont traité de ce sujet.
Mais comment favoriser une activité basée sur la récupération
gratuite de marque de paiement périmées que sont les timbres-poste
oblitéré sans porter ombrage aux actionnaires des formidables
" usines à fric " que sont les éditeurs d'images
sans âme du type Pannini alors que l'on a résolument choisi
le camp du gain rapide et que la transaction interphilatélistes
échappe à tout impôt ou taxe ?
Voilà une partie des questions qu'une association comme l'APEP,
au service de la philatélie depuis 40 ans, devrait, si ça
n'a pas été fait, poser au signataire de cette harangue
qui peut réchauffer' le cur de quelques uns mais qui ne fait
que constater le risque de voir un jour le timbre-poste devenir un moyen
obsolète de paiement sans surtout tenter quoi que ce soit pour
l'en empêcher.
Et si la philatélie consistait à collectionner les timbres
de quel que pays que ce soit, notre pays d'origine étant souvent
le pays duquel il est le plus facile de se procurer les premiers timbres
qui deviendront la base d'une collection ?
Et si les petits soucis bassement terre à terre de gestion de La
Poste n'étaient pas du ressort des philatélistes ?
Et si être philatéliste c'était aimer échanger,
partager, communiquer ou rêver ?
Que La Poste gère son avenir, la philatélie se charge de
sauvegarder l'histoire de l'acheminement du courrier et si notre président
de la République veut réellement aider la philatélie
qu'il commence par lui reconnaître un vrai statut dans le cadre
de la sauvegarde du patrimoine français, ce serait le témoignage
irréfutable de son véritable engagement envers tous ceux
qui y participent.
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AUTEUR
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Daniel Cossu
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DATE |
15 février 2008
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Critiques et propositions
de 5 associations pour les Etats généraux de la philatélie
I. Emission de timbres
1. Politique inflationniste : 87 timbres en 2002, 183 en 2007
Revenir à une production plus limitée.
2. Tirage trop élevé des timbres :
Revenir à des tirages moins conséquents, basés
sur une évaluation de la consommation des usagers, des réservataires
et des abonnements, donnant de la valeur aux timbres dits de collection.
3. Rareté des timbres gravés en taille-douce
Viser 40 à 50% de ces timbres. Faire travailler les artistes
graveurs.
4. Débauche de timbres personnalisés avec deux logos (Cérès
et TD).
Abandonner ces émissions abusives. Trop de but financier de La
Poste.
5. Pléthore de timbres "Marianne" dont la grande
majorité ne satisfait pas pour l'affranchissement.
Se limiter aux valeurs courantes d'affranchissement et basées
sur un système monétaire permettant après changement
d'ajuster le tarif.
6. Favoritisme d'émissions privilégiées (exemple
Cour des comptes 2007).
Ces émissions non disponibles dans le circuit classique de distribution
de La Poste (réservataires et abonnements) alimentent inévitablement
un marché spéculatif.
7. Prolifération des blocs spéciaux :
Nécessité pour les collectionneurs d'en acquérir
2 exemplaires pour avoir les timbres individuels.
8. Intérêt limité des souvenirs philatéliques
; leur prolifération est identique à celle des blocs spéciaux.
Limiter ce produit à un événement marquant : à
la commémoration d'un personnage célèbre de l'année.
9. Limitation des émissions communes.
Réservez à un ou deux événements particulièrement
marquants dans l'année.
10. Intérêt des préoblitérés
compte tenu de la mécanisation des affranchissements.
11. Trop de déclinaisons pour un seul timbre (bloc, feuille,
autocollant).
II/ Choix des émissions
1. Il y aurait plus de 3000 dossiers chaque année.
Ne serait-il pas plus judicieux de définir un cahier des charges
plus concis que l'actuel datant de plusieurs années.
2. Pourquoi refuser des dossiers significatifs ? Pourquoi favoriser
certains départements plutôt que d'autres ?
Par exemple, la Seine-Saint-Denis n'a eu que 4 timbres depuis l'origine.
3. Recentrer les choix sur les commémorations, les personnages
célèbres, les sites classés, les événements
nationaux et éviter les timbres comme le camembert, le cassoulet,
la machine à laver
ce ne sont plus des timbres mais des vignettes
!
4. Journée du timbre : stop à la BD ! depuis des
années on ne voit que ce sujet. Ces émissions ne font que
servir les éditeurs de ces ouvrages.
Revenir sur l'histoire et les métiers de la poste, c'est beaucoup
plus instructif.
5. Les formats des blocs sont inadaptés aux formats des albums
des collectionneurs.
Nécessité d'une entente entre la Poste et les éditeurs
d'albums.
6. Entreprendre obligatoirement une réflexion sur le budget
philatélique annuel : pour 2006 et 2007plus de 350 euros (sans
compter les prêt-à-poster pour ceux qui les collectionnent).
D'une façon générale, il
serait souhaitable que Phil@poste émette des timbres et souvenirs
philatéliques dont la qualité et les sujets donnent une
image de marque de la France à travers le monde.
III/ Relations avec La Poste
1. Influence prépondérante de la Fédération
française de Philatélie " sur les choix des demandes
d'émissions de timbres malgré sa faible représentativité
dans le monde de la philatélie.
2. Manque de concertation avec la profession : CNEP, négociants
et associations autres que FFAP.
3. Inadéquation d'intérêts entre La Poste et
le monde des collectionneurs :
Chiffres d'affaires pour la Poste ; budget du collectionneur
4. Relations souvent désagréables dans certains bureaux
postes du 93 avec une incompétence constatée de certains
guichetiers pour vendre des timbres.
5. Mauvais approvisionnement des petits bureaux en timbres de collection.
Jean Delaire, président du Cercle philatélique et cartophile
pavillonnais.
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AUTEUR
|
Jean Delaire
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DATE |
15 février 2008
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Puisque la parole nous est donnée, autant
exposer les problèmes, les incohérences et tâcher
de trouver des solutions, avant que la philatélie ne devienne qu'une
collection pour privilégiés ou simplement d'images.
En effet, je collectionne depuis 1975 et, si la situation est restée
acceptable jusqu'en 1997/98, celle-ci s'est détériorée
depuis par la prolifération des émissions, des blocs, des
combinaisons diverses, sans oublier les PAP commémoratifs.
Cela devient de la folie de réunir une collection complète,
sans compter le nombre de timbres émis (90 à 130 suivant
les années) et le coût (entre 80 et 200 euros). Tout cela
devient prohibitif pour les collectionneurs (n'oublions pas que certains
achètent encore chaque timbre par 10, 20 ou par feuille) et, pis
encore, pour les jeunes qui seront la relève de demain. Sans compter
sur la dernière invention de La Poste, les timbres que l'on crée
soi-même et qui ne seront pas catalogués dans les ouvrages
courants.
(
) Donc, pour l'avenir, je souhaiterai, et je ne pense pas être
le seul, que La Poste réduise le nombre de timbres émis
(60 à 70 maximum), limite les variantes, nous propose des sujets
et des produits moins financiers mais plus philatéliques avec de
vrais timbres gravés et non des offset. Lorsque je vois une émission
comme la paire " Charcot " ou le timbre " Vendôme
", je suis content de l'acquérir, par contre des carnets meilleurs
vux ou Croix-Rouge, c'est mignon mais sans intérêt
pour la collection et coûte 10,80 euros pour des photocopies. Enfin,
ramener le coût annuel à des proportions acceptables (entre
40 et 60 euros/an), tant pour le collectionneur habitué que pour
les jeunes, dont les budgets sont restreints pour ce type de dépenses
(
)
Quant aux oblitérations sur les courriers, pourriez-vous trouver
un système pour que le cachet soit de nouveau à droite,
là où le timbre est apposé et permettre aux collectionneurs
de réaliser de belles et vraies collections de timbres oblitérés,
détachés ou sur lettres. Une idée
! deux cachets
à date, un à gauche pour la lisibilité de la date
d'expédition, un à droite pour le timbre. Il suffit de regarder
les enveloppes du siècle dernier.
Je vous livre une réflexion, un peu longue, sur le sujet qui nous
tient à cur mais pour envisager un avenir à la Philatélie,
i faut en débattre et proposer quelques idées. Je n'ai pas
encore arrêté la collection de France, mais si rien n'est
fait dans les trois prochaines années, je me tournerai sur des
collections thématiques ou vers des pays émettant peu de
timbres annuellement. Enfin, rappelons le dicton : l'abus, en tout, nuit
!
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AUTEUR
|
René Fauquez
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DATE |
13 février 2008
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La Poste a éradiqué la "
collectionnite " en tuant le germe de la maladie
Comme toutes les grandes épidémies,
elle était née spontanément : à la fin du
XIXe siècle, on ne lui connaissait encore que quelques variantes
et pourtant, elle se développait déjà sur tous les
continents en prenant souche sur l'enveloppe de la communication universelle.
Enfin une bonne maladie ! Jusqu'au milieu du XXe siècle, elle est
restée virulente, alimentée par un virus très actif,
que n'avait pas encore dénaturé une autre maladie, la "
planche-à-billets ". Malheureusement, telles les " républiques
bananières ", la France a été gagnée
par ce besoin de faire du papier-monnaie qui anéantit aujourd'hui
et de manière irréversible, cette passion de timbrés,
la philatélie.
(
) Depuis cent ans, la philatélie faisait son lit de la nécessité,
de l'utilité et de l'usage contenu dans ses impressions. Autrement
dit, on n'émettait de timbres-poste que dans la mesure où
ils servaient à expédier du courrier, des colis
(
)
Dans les années soixante, l'indépendance des pays colonisés,
désormais affranchis de l'Occident, allait faire apparaître
une nouvelle forme de collection : le timbre au kilo. Les nouveaux Etats
trouvèrent très lucratif d'imprimer des tonnes de vignettes,
pour faire entrer l'argent dans leurs caisses, tuant par là même
la valeur de leurs émissions en les réduisant à de
la monnaie de singe.
République bananière
La France aurait pu se dispenser de tomber dans les mêmes travers
; mais, dans un souci de rentabilité, La Poste a commencé
à développer elle aussi son nombre d'émissions, ses
extras, ses hors-séries, ses " spéciales " et
autres exceptions qui confirment la règle : trop, c'est trop !
D'autant que dans le même temps, l'usage du courrier, s'il n'a pas
diminué, s'est mécanisé dans toutes les entreprises,
rendant le timbre gommé ou autocollant de moins en moins utile.
Le courriel, le SMS et toutes les autres formes de communication rapide
jusqu'à la webcam et le tchat, ont ajouté à la réduction
du timbre dans les échanges courants.
(
) Le résultat est là : la philatélie se meurt
lentement, mais sûrement. Et ce ne sont pas les beaux discours des
dirigeants de la Fédération Française des Associations
philatéliques, ni de l'Association pour le Développement
de la Philatélie managée par La Poste elle-même, avec
à sa tête Mme Eslinger, qui fut directrice de La Poste de
l'Aisne, qui y changeront quoi que ce soit. Le mouvement semble irréversible,
car plus on avance dans le temps, plus on perd les collectionneurs qui
ne sont pas remplacés par leur descendance.(
)
(...) Alors que faire maintenant ? Se résoudre à voir disparaître
chaque année des milliers de collectionneurs, ou tenter d'intéresser
de nouveaux adhérents qui ne soient pas des collectionneurs de
pin's ou de porte-clés, c'est à dire des éphémères
ou, pour être moins péjoratif, collectionneurs à effet
de mode ? Il faudrait d'abord réduire le coût annuel de la
collection des nouveautés ; remettre à son juste prix la
cote des catalogues qui ne correspond plus à la réalité
du marché (moins il y a d'amateurs plus les prix augmentent ce
qui est un paradoxe ; que fait-on du principe de l'offre et de la demande
alors que l'on négocie couramment à - 30 et - 50 %) ; offrir
aux associations d'autres moyens plutôt que de leur imposer des
charges plus lourdes comme la Fête du timbre avec des quantités
de souvenirs obligées (ce qui est illégal, d'ailleurs, ceci
pouvant être assimilé à de la vente forcée)
; rendre au timbre sa fonction pédagogique d'antan (...) ".
Alain Collet
Journaliste, Union Philatélique Saint-Quentinoise
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AUTEUR
|
Alain Collet
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DATE |
7 Février 2008
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