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par
Gauthier Toulemonde 
Janvier 2012


Escale au Qatar

Parti le 27 septembre 2010 de Monaco, le «Planetsolar» entame la partie la plus délicate de son tour du monde à l’approche du golfe d’Aden. Si les 45 000 km déjà parcourus se sont passés sans trop de difficultés, la piraterie dans la région est bien réelle et toutes les mesures sont actuellement prises pour assurer la sécurité de l’équipage. Nous avons retrouvé le bateau au Qatar pour l’opération postale. Une occasion d’évoquer brièvement la philatélie méconnue de cet Etat à peine plus grand que la Corse mais dont on parle beaucoup de nos jours.

Avant l’exploitation du pétrole et du gaz, le Qatar tirait principalement ses ressources de la pêche de perles. Si les Britanniques interviennent à l’origine dans la région, c’est principalement pour sécuriser l’accès à l’Inde en mettant fin à la piraterie. Pour imposer la paix trois traités sont signés en 1820, 1841 et 1868. Ce dernier accord consolide la souveraineté des Al-Thani (actuelle dynastie régnante) sur l’ensemble de la péninsule qui fait alors partie – et de façon assez théorique – de l’Empire ottoman. Un nouvel accord est signé en 1916 entre la Grande-Bretagne et le Qatar qui confère à cet émirat un véritable protectorat jusqu’à l’indépendance proclamée le 3 septembre 1971. Jusqu’au 18 mai 1950, il n’y avait pas de service postal au Qatar et les résidents étrangers – en faible nombre – qui souhaitaient adresser du courrier le faisaient par Bahreïn, tout proche mais ennemi de longue date. Jusqu’en 1957, ce sont les timbres communs à Mascate, Dubaï qui ont aussi cours au Qatar avant que soient utilisés le 1er avril des timbres de Grande-Bretagne surchargés « QATAR ». La faciale de ces derniers était exprimée en monnaie indienne. Il faut attendre l’année 1961 pour que soit émise une série de timbres non surchargés à l’effigie de l’émir et 1966 pour que la référence à la roupie indienne disparaisse. La monnaie du Qatar est aujourd’hui le riyal.
A l’instar de Bahrein, le Qatar refuse de faire partie des Emirats Arabes Unis, projet qui faisait suite au retrait des forces britanniques du Golfe en 1968. Les pays constituant ce que l’on appelait autrefois la Côte des pirates créent un Etat fédéral le 2 décembre 1971. Y participent Abou Dhabi, Ajman, Dubaï, Fujeira, Sharjah, Um Al Qiwain et enfin Ras Al Khaïmah le 10 février 1972.
Le nombre d’émissions annuelles au Qatar tourne autour de huit. « Nous ne sommes pas là pour faire du profit » se plaît à me dire Khalid Fikri en charge notamment du département philatélique. Doha, la capitale du Qatar, compte 250 philatélistes et le nombre d’abonnés est de 1 000 au total, répartis dans le monde entier. Le choix des sujets est fait par l’équivalent de notre Commission philatélique et, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’émir n’intervient pas. « Les timbres ont d’abord vocation à éduquer les jeunes et chaque mois, nous allons à leur rencontre dans les écoles. Des compétitions sont même organisées et connaissent un véritable succès » selon Khalid. Pour attirer ses clients, la poste du Qatar réalise parfois des vignettes originales à l’instar des timbres parfumés fabriqués par Cartor. C’est du reste cette série que m’offrira Hasa Alnaama à mon départ, laquelle – tout comme ses collègues – s’est occupée avec soin et trois jours durant de l’opération postale du «Planetsolar.»
Prochaine grande étape : Djibouti, en espérant que le bateau échappera aux pirates venus de Somalie. Inch Allah comme on dit sur place.

 

ALBUM PHOTOS







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27 Octobre 2011


Singapour

En octobre dernier, j’ai retrouvé le bateau et l’équipage à Singapour que je n’avais pas vus depuis décembre, c’était à Cancun au Mexique. Depuis le Planetsolar a traversé le Pacifique et quelques beaux plis ont été postés de Panama, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, l’Australie et Hong Kong. La collection commence à s’étoffer et quelques belles surprises attendent les souscripteurs.
A mon arrivée à Singapour le 6 octobre, le bateau était sorti de l’eau et en maintenance en vue de le préparer pour la suite de son tour du monde, débuté en septembre 2010. Si tout se passe bien, il devrait le boucler en mai prochain à Monaco. Ce sera une première pour un bateau solaire, ce qui ne manquera pas de marquer les esprits à un moment où les énergies fossiles vont se faire rares. Monaco émettra un timbre à cette occasion, réalisé par Pierre Albuisson, je vous en reparlerai.
Nous ne sommes pas encore dans la Principauté et le Planetsolar - actuellement en Thaïlande - doit d’abord se rendre en Inde puis à Dubaï, avant d’affronter le redoutable golfe d’Aden et ses pirates. Comme pour les Philippines et le détroit de Malacca, les plis seront soigneusement cachés afin de ne pas être repérés par les pirates. Sage précaution de Raphaël Domjan car les risques sont bien réels comme on l’a vu récemment avec l’attaque d’un bateau français et plusieurs kidnappings sur la cote kenyane qui se sont terminés tragiquement. C’est à cet endroit même que débutait mon roman Stamp Connection, sorti en 1999 mais toujours d’actualité.  
J’ai reçu un excellent accueil de la poste de Singapour qui gagne à être connue. De beaux timbres dans l’ensemble et une politique d’émission plus que raisonnable avec 12 vignettes par an ! Plus d’une journée a été nécessaire pour récupérer les enveloppes sur le bateau, isolé dans la zone industrielle, puis me charger des oblitérations. J’ai pour habitude d’apposer moi-même les cachets mais pris par le temps, l’équipe de Peggy Teo et Clement Ng Kum Weng m’a bien aidé. Je me suis occupé des enveloppes mais aussi des cartes postales embarquées à Monaco qui seront les premières à faire le tour du monde. Afin qu’elles puissent recevoir un cachet, la poste m’a demandé de les affranchir, même si ensuite elles repartaient sur le Planetsolar. Autant dire qu’après plus de 1 000 coups de tampons, j’étais content de retrouver mon hôtel à la fin d'une journée particulièrement longue et avec un décalage horaire de 6 heures !
Dans le Timbres magazine de décembre prochain, vous aurez l’occasion de mieux connaître Singapour avec un reportage sur le musée postal.  
Cette chronique sera à présent publiée périodiquement. Dans l’immédiat, je vous donne rendez-vous au Salon d’Automne.

 




Peggy&Clement






envsingapour


 

 

 
20 Janvier 2011


A présent le Pacifique

L’arrivée à  Cancun en décembre dernier a été un choc. Difficile après plus d’une semaine de mer de retrouver la civilisation. Cancun est une ville créée de toutes pièces pour accueillir les touristes et on n'a pas lésiné sur le béton ! En revanche la poste se trouve dans une partie de la ville qui a de vrais airs mexicains. Le bureau est minuscule avec seulement trois employés derrière un petit guichet en bois usé. Il y avait déjà foule lorsque je suis arrivé et pas facile de comprendre à qui je devais m’adresser pour oblitérer les courriers, ne parlant pas l’espagnol. Ce qui devait arriver arriva, j’ai bien entendu pris la mauvaise file, celle conduisant à une employée de bonne humeur et non dénuée de charme. Elle me renvoya sur son collègue, un petit homme très typé aux yeux malicieux et parlant l’anglais. Après quelques palabres pour que je puisse oblitérer moi-même, il sembla soulagé en voyant le nombre de lettres concernées. Bien que créant un véritable bouchon – la file d’attente arrivait jusque dans la rue – personne ne m’en a voulu. Coopératif, je donnai des coups de tampons sur d’autres courriers ce qui faisait rire les locaux. Que venait faire un Français avec tous ces courriers ? Ils n’obtinrent jamais la réponse, barrage de la langue oblige. La poste comme dans bien d’autres pays est un lieu de vie et de rencontres. Beaucoup de colis mais aussi des lettres. Les Mexicains sont sensibles aux timbres et une personne en choisissait pour les invitations à son mariage.
Depuis le Planetsolar a repris sa route à la poursuite du soleil et a passé Panama. C’est Raphaël Domjan mais aussi Immo Ströher accompagné de son épouse qui se sont chargés des courriers. Immo Stöher est un visionnaire et un industriel allemand qui a investi de longue date dans les énergies renouvelables. C’est lui qui a financé la construction du bateau. Cela n’a pas été simple de trouver des timbres en quantité et ils ont dû se rendre dans quatre bureaux différents pour en trouver. Qu’ils en soient ici chaudement remerciés. Comme je l’avais demandé pour des raisons de sécurité, toutes les enveloppes affranchies et oblitérées sont reparties sur le bateau. Nous vous les adresserons sous plis à partir de France à une date que je ne connais pas encore. Pour le moment, elles voguent sur le Pacifique, entre Panama et les Galápagos. Un archipel exceptionnel, un véritable laboratoire vivant qui inspira Darwin pour sa théorie sur la sélection naturelle. Sur une des îles, Isla Floreana, à Post Office Bay, se trouve une boîte aux lettres chargée d’histoire. Celle-ci remonte aux temps des baleiniers. Ces derniers y laissaient des messages que d’autres marins de passage expédiaient une fois de retour dans leur pays. Cette tradition peu connue s’est perpétuée jusqu’à aujourd’hui.

A bientôt.

 

 




CachetMiami



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Cancun : la poste




 

 

 
16 Décembre 2010


Miami

En arrivant à Miami, je dispose d’une petite journée pour récupérer les enveloppes sur le bateau et négocier avec la poste américaine la possibilité de les oblitérer moi-même ce qui n’est pas évident. Dans ce vaste port de Floride, j’arrive avec un lourd paquetage destiné à assurer plusieurs jours de navigation mais également la réalisation d’un film. Patrick Marchesseau est sur le pont pour m’accueillir et les enveloppes sont prêtes. A la poste de Miami, j’ai la chance de trouver deux personnes très coopératives qui acceptent de me laisser oblitérer la majeure partie du courrier avec un cachet à main. C’est donc l’assurance que les oblitérations seront lisibles et je prends le soin de vérifier chacune des enveloppes. J’apprendrai plus tard à mon retour en France que celles-ci recevront ensuite une oblitération mécanique.
Dès le lendemain, j’embarque sur le Planetsolar destination Cancun au Mexique. Après l’agitation du départ avec la présence de nombreux journalistes et bateaux qui nous accompagnent quelques temps, c’est ensuite le calme absolu, chacun des six membres de l’équipage vacant à ses occupations. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, la vie sur ce bateau laisse peu de temps libre car il faut l’entretenir, fournir des données scientifiques, étudier plusieurs fois par jour la meilleure route possible en tenant de nombreux critères, répondre aux interviews donnés par Internet ou téléphone satellitaire (cette expédition est à présent relayée par de nombreux médias partout dans le monde), assurer un journal quotidien publié sur le site de Planetsolar et de multiples choses encore. C’est durant le quart de 20 h à minuit que je discute le plus avec Raphaël Domjan et Patrick Marchesseau de cette aventure car ce tour du monde, fascinant et qui représente également un enjeu important. Pouvoir démontrer qu’il est possible de le réaliser devrait – nous l’espérons – convaincre de nombreux pays à se lancer dans les énergies renouvelables et limiter la pollution. Nous vivons sur une planète qu’il faut préserver et qui est encore d’une grande beauté. C’est en tout cas la réflexion que je me fais chaque soir en contemplant le ciel qui se confond dans l’immensité de l’océan. Une nuit, c’est Cousteau et son monde du silence qui s’invitent à nous avec la présence de dauphins que nous apercevons grâce à la lumière argentée de la lune. Un moment magique de communion avec la nature. Difficile de dire de quelle espèce il s’agissait mais cette rencontre donne envie de réaliser une belle thématique pour mieux connaître ces animaux fascinants.

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CachetMiami



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Miami : la poste



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30 Novembre 2010


Vite dit

Miami. Les enveloppes dédicacées par Raphaël Domjean et Patrick Marchesseau ont été expédiées pour Cancun hier (je m'en suis occupé personnellement comme promis).
Départ dans quelques heures. Vous pouvez suivre notre progression sur la page d'accueil du site www.planetsolar.org
A bientôt...
GT par sms

 








 
24 Novembre 2010


Escale à Miami

Après réalisé le record de la traversée de l’Atlantique en bateau solaire en 26 jours, 19 heures et 10 minutes, le Planetsolar va faire une courte escale technique à Miami durant laquelle je posterai les courriers. Puis nous ferons cap sur Cancun au Mexique au moment où se tiendra la conférence sur le réchauffement climatique. A cette occasion, j’expédierai deux types d’enveloppes qui présenteront un intérêt pour les amateurs de la thématique « écologie ». Elles devraient quitter Cancun vers le 10 décembre si tout se passe bien. Mais nous n’y sommes pas encore et le golfe du Mexique peut-être délicat compte tenu d’une météo capricieuse et des risques d’ouragans encore importants à cette période de l’année. Leur recrudescence s’expliquerait – selon certains scientifiques – par le réchauffement climatique. En cas de tempête et de ciel couvert, le bateau dispose d’une autonomie maximum de 48 heures. Après, les batteries sont vides. Si le Planetsolar ne peut pas bien entendu résister à un ouragan, difficile de dire comment il se comporterait lors d’un gros « coup de tabac » et sans motorisation. C’est la raison pour laquelle Raphaël Domjean et Patrick Marchesseau scrutent en permanence les prévisions de Météo France. 
A l’occasion du tour du monde du Planetsolar, d’autres lettres seront ensuite adressées de Panama. Les prochaines étapes ne sont pas encore déterminées à l’exception de l’Australie, Singapour et Abu Dhabi. Je vous tiendrai informé si vous êtes intéressés par la souscription de ces plis peu communs, témoins de ce qui devrait être le premier tour du monde d’un bateau utilisant pour seule énergie le soleil. Durant la traversée du golfe du Mexique, nous allons longer les côtes cubaines, une occasion d’évoquer ses premiers timbres.
C’est en 1855 qu’apparaissent les premiers timbres à La Havane. Un des timbres émis va susciter plus tard la curiosité des philatélistes. Répertorié sous les n°4 et 11 des Antilles espagnoles le 2 R est surchargé « Y ¼ » et personne ne comprend ce que signifie le « Y ». La presse philatélique de l’époque raconte que ce fameux « Y » doit son origine au souvenir de la reine Isabelle la Catholique qui aurait créé une poste locale à Cuba. Isabelle se serait donc écrit Ysabel ? D’autres chroniqueurs émettent une autre hypothèse, le « Y » viendrait du mot Ynterior (intérieur). Autre supposition le mot interino signifie provisoire et on l’aurait écrit avec un « Y ». Le problème est que notre timbre est resté en vente de 1855 à 1862 donc du provisoire qui dure fort longtemps ! Dernière possibilité, le « Y » correspondrait à la conjonction « et ».
Il faut remonter à avril 1855 pour mieux comprendre en partie cette surcharge. A l’époque le Capitaine Général des Antilles espagnoles a autorisé la création d’une poste locale dans l’agglomération de La Havane. Un tarif spécifique est établi : ¼ de réal pour toute lettre circulant localement quelque soit le poids. Aucun timbre émis à Cuba (et même pour l’ensemble des Antilles) ne dispose d’une telle valeur faciale. C’est donc pour combler ce vide que l’on surcharge notre 2 R.. On se porte sur le 2R. car il est le moins utilisé, présentant une valeur assez élevée destinée aux gros affranchissements. Mais une fois enrichi d’une surcharge ce timbre a beaucoup servi puis sera remplacé par un timbre imprimé pour l’ensemble des Antilles, légèrement différent par sa nuance. C’est courant 1862 que le gouvernement de Madrid décide de faire parvenir un timbre spécifique de ¼ de réal à Cuba et un second sera émis en 1864, c’est dire s'il est demandé. Pour autant la raison de la surcharge « Y » demeure un mystère.

A bientôt et ne manquez pas Thalassa vendredi prochain à 20 h 30 sur France 3, il sera question - non de la surcharge « Y » - mais du Planetsolar.


 




Golf de Mexique
Miami – Cancun avec tracé de la route du bateau.  


cuba

 

 
28 Septembre 2010


PlanetSolar, l’aventure a commencé !

Le 27 septembre dernier, le plus grand bateau uniquement propulsé à l’énergie solaire est parti de Monaco. Retour sur les ultimes préparatifs et l’opération postale


Le Planetsolar est un concentré de haute technologie et d’informatique. A mon arrivée une petite dizaine de personnes s’affaire afin de vérifier le bon fonctionnement des logiciels de navigation mais aussi ceux qui informent et gèrent la consommation d’énergie solaire. Comme dans toutes les expéditions, il y a toujours des problèmes de dernière minute, des pièces défectueuses qu’il faut remplacer et pour l’une d’entre elles, la visite de Jacques Morvan de La Poste à Monaco sera précieuse pour récupérer en temps et en heure un colis. Comme à la suite de mon expédition au pôle Nord, La Poste à Monaco m’a fort bien accueilli avec un véritable intérêt pour le Planetsolar dont la Principauté est partenaire. C’est Didier Avrila qui se charge de réaliser de belles oblitérations sur les enveloppes dédicacées par le skipper et initiateur de l’opération : Raphaël Domjean. Didier dont c’est l’anniversaire, me dit que ces oblitérations porteront bonheur car réalisées par un marin. Avant de rejoindre La Poste, il était dans la Marine nationale et en discutant avec lui, nous avons réalisé que nous étions arrêtés tous les deux dans l’île mythique de Clipperton ! C’est un vrai confort de débuter ce tour du monde avec La Poste à Monaco car pour certaines des prochaines étapes, il sera nettement plus difficile d’obtenir des cachets propres. Dans bien des lieux où nous avons réalisé des Belles enveloppes j’ai pu moi-même les oblitérer mais les postiers ne sont pas toujours d’accord. Dans d’autres (que je nommerai pas), un pourboire est nécessaire pour obtenir quelque chose de satisfaisant et s’assurer que les enveloppes repartent bien chez les destinataires.
Le départ plus tôt que prévu du Planetsolar n’a pas permis à Gérard d’Aboville d’être du voyage et c’est Patrick Marchesseau qui le remplace. Officier de réserve, il est depuis 1991 commandant de bateaux de croisière. On a beaucoup parlé de lui au printemps 2008 alors qu’il était sur Le Ponant. Il fut pris en otage avec 29 membres d’équipage au large des côtes de la Somalie. C’est grâce à son sang froid que les otages seront libérés. Il est vrai que Patrick en a vu d’autres : le feu en 1988 sur le Marion Dufresne, le tsunami en décembre 2004 alors qu’il inaugure sa première croisière aux Seychelles en tant que commandant du Ponant. L’équipe embarquée est de six personnes avec bien entendu Raphaël Domjean, le sympathique et dynamique fondateur du projet dont nous avons déjà parlé.
Ce sont les conditions d’ensoleillement qui vont déterminer le choix de certaines étapes, ce qui n’est pas toujours facile pour mener à bien l’opération postale. A l’heure où ces lignes sont écrites, le bateau se rendrait à Tanger puis aux îles Canaries avant de traverser l’Atlantique. Je vous tiendrai régulièrement informé de l’aventure du Planetsolar sur ce site et n’hésitez pas à vous rendre sur celui du bateau www.planetsolar.org vous pourrez ainsi suivre son parcours au jour le jour.

 

 

PlanetSolar Monaco
PlanetSolar à Monaco
 
equipeFR2
l'équipe de France 2 venu faire un reportage
 
helice
 

 
 
 

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