Les terriers d’Ecosse Autres spécialités, Thématiques

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West highland white terrier, cairn terrier, skye ou yorkshire terrier… La mode des chiens de petites races trouve un écho dans les timbres, Monaco ayant réussi l’exploit en 1986 de présenter un panorama complet de ces terriers d’Ecosse.

Pour célébrer l’attachement qui le lie au chien, l’homme a utilisé toutes les possibilités : littérature, cinéma et publicité… mais cet hommage trouve une réelle dimension universelle dans le timbre. Toutes l es races connaissent ainsi leur heure de gloire, même les « corniauds ».

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05060708Aujourd’hui, le choix des hommes se porte de plus en plus sur les petites races, avec lesquelles il est plus aisé de vivre dans un environnement urbain. La mode se mêle aussi d’influencer la décision d’éventuels propriétaires : le west highland white terrier (1) remporte tous les suffrages. La philatélie rappelle qu’il existe d’autres terriers d’Ecosse: Monaco leur a consacré un timbre en 1986, à l’occasion de l’Exposition canine internationale, qui présente les cinq races de terriers écossais (2). Il y figure évidemment le fameux westie, à la robe immaculée ; le cairn terrier (3 et 4), d’aspect plus rustique, proche du standard original ; le terrier écossais « classique » ou celui d ‘Aberdeen (5), connu pour son frac et sa barbe ; les norfolk et norwich (les races ont été séparées récemment en Angleterre et se distinguent avant tout par leurs oreilles) ; et enfin le skye (6) et le yorkshire (7 et 8), dont les splendides robes ont fait oublier leur disposition naturelle de chasseur pour en faire des animaux de compagnie.

Les descendants des terriers celtes

Ces races, distinctes de nos jours, descendent toutes des terriers des Celtes. Elles se sont diversifiées selon des critères d’utilité régionale : au nord-ouest, dans les Highlands, on trouve des chiens ramassés, à poil dur ; dans les îles de l’ouest, des chiens au corps allongé, à poil long, et, à l’est, des chiens à pattes courtes et grosse tête. Tous ces chiens ont en commun leur aptitude à traquer jusque sous terre les renards et les «puants » (fouines, blaireaux, putois…) ou à éradiquer les rongeurs. Leur taille réduite leur permet de se glisser dans les terriers ou de se faufiler entre les pierres de ces amas appelés cairns en Ecosse.

L’existence probable des terriers est mentionnée dès le IIe siècle de notre ère.

L’écrivain grec, Appien, parle en effet d’un chien de petite taille qu’il nomme « agasse » et qui vit dans l’archipel britannique. La présence des terriers est attestée depuis le XVIIe siècle : le clan des Mac Leods of Drynock de l’île de Skye pratique l’élevage d’un terrier écossais. En 1860, le skye terrier à poil court apparaît dans les expositions canines. Les standards sont fixés strictement par le Kennel Club, qui interdit, en 1924, les croisements effectués jusqu’alors entre les différentes races : cairn, westie et aberdeen notamment. Par exemple, les cairns et les westies étaient croisés, et les jeunes étaient enregistrés en fonction de la couleur de leur robe : les plus clairs étaient considérés comme des westies et les foncés comme des cairns. Progressivement, dans les années 20, une sélection minutieuse individualise les trois silhouettes parmi les chiens à poil dur en fonction de la couleur de la robe et de l’épilation résultant du toilettage. Les chiens finissent par ne plus être bâtis semblablement.

Paru dans Le Monde des Philatélistes n° 496 – Mai 1995

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